Soum de Labassa : Vues magnifiques sur le cirque de Gavarnie


Cirque de Gavarnie : Grandiose !

Départ : Pont de Saugué au-dessus de Gèdre
Destination : Soum de Labassa ⓣ
Qui : Collective du CAF conduite par Olivier Blanchet et Véronique Faivre
Quand : 18 mars 2017

Démarrer une sortie de ski de randonnée par une « séquence canyoning » est inhabituel. Ski, piolet, crampons, fond et dessus de sac sur le dos, la collective commence par remonter, au plus près, le gave d’Aspé ⓣ. Pas sur quelques dizaines de mètres, mais bien pendant 2,2 km. Quels cafteurs que ces GPS !

A la fraiche, les corps, en pleine forme matinale, sont plus disposés à ce genre de pensum. C’est tout de même 18 kilos qu’il faut porter, sabots aux pieds inclus ! Si vous en doutez, contrôlez vous-même.

Une collective féminine à 60%. Rare ! Il parait que les « mecs » n’avaient pas à se plaindre. Drôle de façon de voir les choses. En tout cas, ça « parle dans les rangs », plutôt plus que d’habitude. Na !

Les skis passent sous les pieds. Beau cirque d’Aspé, au fond d’une vallée dominée par le Malh Arrouy, le Soum d’Aspé et de pic de la Badète. Progression facile. Vers la cote 1800, le cheminement le long du gave est abandonné. Cap au sud avec la montée du Coste d’Aspé, en direction du Soum de Labassa. Tôle devant en cours d’humidification.

Olivier trace, s’arrête de temps à autre pour observer la pente à la recherche du cheminement le plus sur. Solitude du guide protecteur.
Petite difficulté. Un goulet, très étroit. Solution : grimper tout droit, skis à la main. Histoire de faire passer la collective de 2 à 3 ! Olivier descend chercher les skis de Cécile. Un gentleman, cet homme là !

La pente s’adoucit. Devant nous le Soum de Labassa à droite, le col d’Aspé à gauche. La crête (2350) est atteinte entre les deux. Flash instantané avec une vue magnifique sur le cirque de Gavarnie ⓣ et tant d’autres sommités – sens propre et figuré – comme le massif du Vignemale.

Un superbe balcon, avec sa banquette déjà déneigée. Appel à se poser pour une longue pause déjeuner face au sud. Séance photos qui ne rendront jamais qu’une parcelle des ressentis vécus. Mieux que rien. Vive le numérique !

Déjà, les tablettes chocolats tournent. Bises de ces Dames à l’encadrant. Pour les autres Hommes, il leur faudra… devenir encadrants. Une condition nécessaire mais probablement pas suffisante. Bref, ce n’est pas gagné d’avance !

Le temps du pliage des peaux arrive. Les crochets des chaussures claquent. Les sacs reprennent leur place. Un dernier regard vers le sud. Les bâtons sont empoignés.

Premiers virages hésitants sur un tôle trop ferme. Cela ne dure pas. La neige, réchauffée par le soleil, s’avère excellente. Les godilles s’enchainent. C’est à qui fera la plus belle trace. Un moment bonheur, toujours trop court. Griserie d’une vitesse sous contrôle. Légèreté des corps et… le fond du vallon d’Aspé est déjà là. « Damned ! » dirait le copain John.

Cécile et Florence « se tirent la bourre » le long du gave. Le reste de l’équipe passe plus haut. La neige devenue soupe, la remontée prévue vers le col du Pourtelliou ⓣ est abandonnée.

Bonne pioche : en alternant ski sur herbe et ski tout court, la collective arrive jusqu’au parking. Pas un mauvais coup quand on pense aux 2 kilomètres de portage du matin.

A Gèdre, au sympathique Restaurant des Voyageurs, le « gâteau aux 3 oeufs et deux pommes qui se tiraient la gueule dans une coupe à fruits un peu vide«  de Cathy fait merveille.

Si cette sortie est proposée à nouveau l’an prochain, Véronique et Olivier peuvent se rassurer, il y a déjà 8 participants prêts à repartir.

Merci à eux et à plus sur les pentes.

– par Beñat
Bernard Boutin
18 mars 2017

– Le verdict du GPS (croisé avec les évaluations faites sur la carte IGN et Basecamp) : Dénivelé : 805m, point le plus haut : 2350m, le plus bas : 1528m, distance parcourue : 14,4 kms
– Encadrants : Olivier Blanchet et Véronique Faivre (serre-file)
– Participants : Laurence Azur, Bernard Boutin, Cécile Dumergue, Brigitte Dupuch, Gérard Estrade, Jean-Philippe Floras, Christine Floras, Cathy Roques
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

ⓣ Toponymes, traductions avec l’aide de Pierre Salles, excellent chroniqueur sur France-Bleu Béarn :
Saugué  [ Saw’gƐ] : probablement un dérivé « saúc »/ « sahuc », (< lat. sambucum), qui signifie « sureau ». La voyelle finale n’est pas un « é » (fermé), mais un « è »(ouvert), et le suffixe est en fait « -èr »(féminin « -èra », exemple « noguèra », le bois de noyer), et a en l’occurrence le sens de « le bois de… ». Donc ; sahuqèr / sauquèr / sauguèr : le bois de sureaux, l’endroit où poussent les sureaux. Orthographe restituée : Sauguèr
Aspé [as’pƐ] L’origine est cette fois pré-latine, c’est-à-dire, en quelque sorte « proto-basque ». La racine « as -»  / « ar -»est bien connue pour avoir le sens de « rocher » (cf : étymologie de « Biarritz », par exemple).Le suffixe « -pe » / « -be » est lui aussi bien identifié, et il a continué à être utilisé notamment en vallée d’Aspe, même après la romanisation (Cf :  « tilhabé , nom du lieu où se réunissaient les jurats de la vallée). Sa signification approximative est « dessous ». Donc : Aspé = « sous les rochers ». (L’étymologie de « Aspe » et de « Asasp » est la même). Orthographe restituée : Aspè
– Soum Labassa
1 – Soum  [sum] (lat.summum). Sommet.
2 –Labassa : [laßa’sa]. Etymologie également bien connue. Ce mot est un dérivé de « lavassa », [laßa’sə], équivalent morphologique de ce qui serait en français « lavasse ». Ce mot désigne, en langue d’oc sud-gasconne, les grandes dalles rectangulaires de schiste utilisées autrefois pour faire les plans inclinés des lavoirs. « Labassa » contient le suffixe « -ar » (mal orthographié parce qu’en langue d’oc le « -r »final est ordinairement muet. Ce suffixe est un collectif de localisation : lo lavassar = l’endroit où l’on trouve des « lavassas », c’est-à-dire du schiste en strates.
– Pourteillou [purte’ʎũ]. Etymologie connue ici encore : racine « lo pòrt »
– Gavarnie [gaßar’niə] : la racine est, d’après la plupart des onomasticiens, à rappocher du mot « gave » : c’est à Gavarnie que le Gave prend sa source. D’après Dauzat & Rosting, on aurait ensuit un premier suffixe « -arn -», pré-latin, et probablement « hydronymique » (= d’un toponyme évoquant de l’eau). On a ensuite un deuxième suffixe nominal « -ia », équivalent du français « -ie », comme dans « pharmacie » ou « apathie » en français. Le sens probable de Gavarnia est « le lieu d’où vient le Gave, le lieu du Gave ».

La trace de la sortie

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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