Un Petit pic Arriel exigeant !


Patinoire devant !

Départ : parking du Caillou de Soques, D934, vallée d’Ossau
Destination : Petit pic d’Arriel (2683 m)
Qui : Collective du CAF conduite par Ghislaine de Rincquesen
Quand : 9 mars 2017

Il y est des sorties qui sont plus « complètes » que d’autres. Celle au Petit pic d’Arriel est proche de la totale : Portage, ski de rando, couteaux, crampons, ski de rando, main au rocher, ski, crampons, portage, ski, portage, ski, canyoning (enfin presque !) et, c’est pas fini !

Portage des skis pour traverser le bois, depuis Soques jusqu’au pont sur le gave d’Arrious. Plus d’un kilomètre les skis sur le dos : Très classique en avril sauf que l’on est début mars.

Remontée, skis sous les pieds, du val d’Arrious sur de bien minces bandes de neige. Peu de « ski-sur-herbe ». Traversée de quelques coulées de neige en provenance des pentes sud de la crête de Gabardères. Toujours un peu boogie-woogie.

Arrivée à l’embranchement qui conduit vers le col de Sobe. Repos et pose des couteaux.  Départ sur la raide face nord pour constater que les couteaux « mordent » peu ou pas dans une tôle glacée où les bâtons ont, eux-aussi, bien du mal à s’enfoncer. Problème !

Au-dessus de nous, une longue patinoire brille uniformément sous le soleil. Il faut pourtant la passer pour atteindre les pentes plus douces qui conduisent au col de Sobe. Dire que la Météo parlait de « neige bouillie » dès le matin !

A même la pente, chacun casse la tôle et se crée une plateforme pour mettre les skis sur les sacs et fixer les crampons. A ce jeu-là, il y en a qui sont plus rapides que d’autres ! Ghislaine et les jeunes sont redoutables d’efficacité. Pour ma part, ce sera un « éloge de la lenteur » !!!

Grimpée crampons aux pieds, depuis la cote 2080 jusqu’à 2285, sur une tôle uniforme qui cède bien rarement sous le poids. Les crampons mordent plutôt peu. Une bel exercice de précision. Un exercice prenant. Fatiguant pour certains moins habitués. Surtout ne pas se rater. La glissade serait très rapide et longue. Trop.

A la cote 2285, les skis prennent le relais des crampons pour finir sans difficulté au col de Sobe (2449). Très belles vues vers le sud. Comme toujours. Ce vallon de Sobe est à recommander.  Sauf qu’en hiver, l’atteindre peut-être parfois compliqué.

Au col, relâche pour trois d’entres nous. L’exercice crampons aux pieds a laissé des traces. Siesta time pour eux.

Le reste de la collective continue vers le col d’Arriel. Une progression, sur une face sud, avec de la  « bonne neige ». Col atteint au bout d’une demi-heure. Le  Petit pic d’Arriel est à 15 minutes. Sous le sommet, les skis sont déchaussés. « Main au rocher » pour le final.

Regroupement et pause au col de Sobe. Belles godilles dans le vallon de Sobe. Enfin une séquence plaisir ! et… retour sur la patinoire du matin. Si le soleil l’a transformée en certains endroits, ce n’est pas le cas partout ! Sécurité oblige. Les skis passent sur le dos, les crampons sous les pieds pour achever de rejoindre le fond du val d’Arrious. Pour la troisième fois, les skis passent sur le dos et… ce n’est qu’un début !

Descente à ski sur les pentes du pic de Sobe, rive gauche du gave d’Arrious. Une langue de terre : ski sur les sacs. Arrivée à quelques dizaines de mettre de la passerelle, cela ne passe pas. Séquence canoying ! Skis sur le dos et passage « acrobatique » du gave, gonflé par la fonte des neiges. Pas de plongeon.

Ski dans la forêt. La neige : un mélange de branchages, de feuilles et d’involucres* de noisettes. Fin de la glisse et… pose des skis sur le sac ! « One more time » pourrait dire Ghislaine qui nous a permis de réaliser une très belle sortie avec un « cheminement » aller et retour jamais uniforme. Beaucoup de ruptures de rythme et au final, une sortie exigeante.

A la Caverne, aux Eaux-Chaudes, la conversation devient philosophique.  La synthèse de Cyril Dion plane sur la table : « Etre plutôt qu’avoir ». Pendant 7h30, l’un venait de régner sur l’autre.

A plus sur les pentes.

– par Beñat
Bernard Boutin
9 mars 2017

– Le verdict du GPS (croisé avec les évaluations faites sur la carte IGN et Basecamp) : Dénivelé 1300 m (990 col de Sobe), kilométrage : 11,4 kms (col de Sobe), point le plus haut : 2683 m (2449 col de Sobe), point le plus bas : 1400 m, durée de la sortie : 7h30.
– Encadrants : GHISLAINE DE RINCQUESEN
Participants : BRAHIM AMAZIANE, DELPHINE ARCHES, BERNARD BOUTIN, GERARD ESTRADE, HUGO JUILLA, BENEDICTE PUIG, PHILIPPE VAN DRIESSCHE, DOMINIQUE VIALATTE
– Les randos d’avant : c’est ICI
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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