Pic du Lurien : Conversations ossaloises


Casque à vélo pour le Lurien !!!

Casque à vélo pour le Lurien !!!

Départ : lac de Fabrèges (vallée d’Ossau)
Destination : pic du Lurien (2826m)
Qui : Beñat en solitaire
Quand : 29 septembre 2016

Déjà réalisée en octobre 2014, la randonnée au pic du Lurien est une belle sortie, dans une vallée sauvage et peu courue. Elle se caractérise par une montée plutôt rapide : on réalise 1550 m de dénivelé après seulement 6 kms de montée. Main au rocher et crête aérienne au final. Rien de bien terrible mais « respecto » tout de même.

Seul durant toute la montée, je serai rejoint au sommet par deux béarnais pur jus. L’un est  haut-béarnais de Laruns et l’autre bas-béarnais de la plaine de Nay. Cousins, tout deux connaissent bien les ingrédients de la vie locale. Une occasion pour parler du « païs » et pour commencer du génépi, plante que l’on trouve justement, au sommet rocailleux du Lurien où nous nous retrouvons. Elle sert de base à la fabrication de la liqueur du même nom.

Lors d’un précédent passage au pic, un randonneur, aussi de Laruns, en faisait la cueillette. Bref, la piste est bonne sauf qu’aujourd’hui, on ne le voit pas !

Fabriquer la liqueur est simple : Il suffit de faire mariner 40 brins de génépi dans un litre d’eau de vie, avec 40 morceaux de sucre, pendant 40 jours. La règle des trois 40.
Il est alors bon à déguster… de préférence pas au sommet du Lurien ! La descente demande attention et mains au rocher, dans quelques « cheminées » faciles. Cheminées tout de même ! Ceci expliquant le casque à vélo. (Je ne suis pas sur qu’au CAF, il soit validé !)

L’aspect, justement délicat du début de la descente, m’incite à redescendre avec mes amis béarnais. Au fait suis-je, moi-aussi, béarnais après avoir vécu à Pau de 7 à 65 ans ? Pas si sur. Les liens de sang manquent probablement. Palois certainement.

Petite revanche à ne pas pouvoir devenir béarnais : mon épouse étant basque, Bernard s’autorise à devenir Beñat pour signer ses sujets dans la « Mule et l’Intello » !

Passage à la « Cabane pastorale du Lurien » (2120m). Atypique par sa très grande taille et son ossature en bois couverte de tôles, elle est gérée par des bénévoles de la commune de Buzy depuis plus de 70 ans. Placée à 840 m de dénivelé au-dessus du point de départ et 706 m du sommet du pic, elle est idéale pour faire un petit arrêt de remise en forme. Source sur place.

Au fil des années, poussée par le poids de la neige (?), la cabane s’était penchée, dans le sens de la pente. Elle semblait prête à partir de l’avant. Bonne surprise : cette année, les bénévoles sont arrivés à la redresser avec des cables et des vérins tendus à l’arrière de la cabane. Une sacrée prouesse technique.

Tout en descendant, face à nous, de l’autre coté de la vallée, le Montagnon d’Iseye. Un brin d’histoire pour rappeler qu’ossalois et aspois parièrent un jour, en jouant aux cartes, sous l’emprise d’alcool (pourquoi pas de Génépi ?) la propriété des hautes estives situées là. Les ossalois perdirent et les estives, naturellement en vallée d’Ossau, passèrent en mains étrangères. Querelles de clocher béarnaises.

Quant à l’ours, le sujet est abordé en pointillé : « De toute façon, c’est trop tard ! ». Il fallait entendre pour l’ours pyrénéen de souche. Les autres, en Ariège ne sont pas d’ici. Alors à quoi bon !

Plus bas, au-dessus du bois, les marmottes pullulent. Elles sont grosses et grasses. Prêtes à hiberner. En attendant, elles feraient bien de se méfier de l’aigle royal, qui arrive toujours par derrière et dont les serres sont capables de mettre à bas un izard. Alors de petites marmottes…

Une belle sortie. Temps idéal et de bons compagnons de route.

– par Beñat
Bernard Boutin
30 septembre 2016

– Le verdict du GPS (avec toutes les réserves habituelles à accorder à ces « engins ») : Dénivelé : 1522 m, Kilomètrage : 12,4, Durée de la sortie : 8h10, Vitesse moyenne : 2,6 kms/h (heures marchées), Point le plus haut : 2826, Point le plus bas : 1280
– L’équipe : Beñat en solitaire
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama

fabreges-au-lurien

Du lac au pic : C’est tout droit !

 

 

 

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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