Pic Moncouges en boucle par Balour-Anouilhas-Gourziotte et… autre delicatessen


Descente depuis le pic de Moncouges

Descente depuis le pic de Moncouges

Départ : Eaux-Bonnes
Destination : Pic de Moncouges par la coume de Balour, retour en boucle par le plateau d’Anouilhas et le vallon de Gourziotte
Qui : Collective du CAF de Pau
Quand : 4 septembre 2016

Avant de fermer délicatement la porte de son domicile, le randonneur jette un coup d’oeil au thermomètre extérieur : 18,5° à 6h45. Cela promet ! Pantalon long ou short, TS à manche courte ou à manche longue ? Le choix est difficile. La collective sera 70% long et 30% court pour les bas, l’inverse pour les hauts ! Fan de stats…

Pont d’Oly : On peut légitimement se demander où se trouve le pont ? Le pont, c’est plutôt un vilain rond-point où tournent en rond, toujours dans le même sens, un flux continu de voitures qui semblent se poursuivre sans fin. Pauvrettes !

Regroupement à la sortie de Laruns. Olivier, animateur du jour, a chaussé « lou berret » flambant neuf. Il aura chaud plus tard ! En attendant, on dirait un local. Plus haut, une fois qu’il aura rejoint le berger, sur les pentes du Moncouges, il sera difficile de distinguer l’un de l’autre. Au final, un indice : l’un a un baton, l’autre deux !

Départ, au fond d’Eaux-Bonnes, par la coume de Balour. Un pensum de 2h30 que l’on s’impose avant d’arriver au cirque du même nom. Tout est étriqué. La forêt semble tentée de nous engloutir. Le chemin partage, un instant, un vilain fond de ruisseau méchamment caillouteux. Les parois ne laissent pas passer les ondes pour nourrir le GPS. Seul répit : l’Artigue de Balour avec sa belle cabane réaménagée. Pause et reprise du pensum.

Au cirque, l’horizon se dégage enfin. La dépression est évitée ! Une petite dizaine d’izards filent. Le col de Pambassibé apparait au sud-est. Sur ses pentes, les édelweiss sont aussi communs que les pissenlits au parc Beaumont, à Pau !

Le col est atteint après une manœuvre de contournement, digne des meilleures stratégies militaires, pour éviter d’affoler un troupeau de moutons qui va dans la même direction que la collective. Opération parfaitement réussie. Même le patou ne moufte pas !

A gauche, un mamelon. Le Moncouges est là. Pas particulièrement impressionnant à gravir. Mais que la vue y est belle ! Massif du Ger (prononcer le « e » pour ne pas confondre avec le GR !), les Arcizettes, le Cezy et, derrière le col de Lurdet, un Ossau dominateur (comme toujours). Il en manque un ou deux autre de ce type là en Béarn ! « Jean-Pierre, tu deviens lassant. On ne voit que toi. »

Au Moncouges, la collective a 1454 m de dénivelé dans les pattes. Simple à calculer : Départ Eaux-Bonnes : 790 m, arrivée Moncouges : 2244. Pas besoin de GPS.

Les longs trains de marchandises, d’Australie ou du mid-west américain, vous connaissez : Ils démarrent lentement, roulent lentement, ralentissement lentement. Tout à l’économie. Olivier, c’est un peu cela. Résultat : Au sommet, tout le monde est frais… comme un gardon. Drôle d’expression que celle-là !

Retour sur nos pas et large mouvement contournant pour rejoindre le Pas de Brèque. Plus on descend, plus la vue vers le plateau d’Anouilhas s’ouvre. Sous nous, deux cabanes de berger. Au fond, le magnifique massif calcaire des Arcizettes, de l’Amoulat et du Ger.
Ce plateau d’altitude, enserré entre les vallées qui montent au Pourtalet et à l’Aubisque, est inimaginable pour l’automobiliste qui les emprunte. On se croirait au bout du monde. Un monde sauvage et éloigné de tout, alors que l’on est à seulement quelques encablures d’Eaux-Bonnes et d’Eaux-Chaudes.

Contournement du pic du Gourzy par l’ouest, descente du vallon de Gourziotte, (n’est pas beau comme nom ?) et final par le long chemin, tout en zig-zag, dans la forêt qui mène à Eaux-Bonnes, au-dessus du Casino. Un sentier un peu lassant après 8h de balade.
Quel intérêt pouvait donc avoir l’Impératrice Eugènie à venir parcourir ces chemins forestiers monotones ? Elle, qui aimait tant Eaux-Bonnes, avait peut-être découvert le plateau d’Anouilhas… et ses bergers. Un livre à écrire : « L’Impératrice et le Berger ». Qui s’y colle ?

Pot de fin de sortie à l’Hotel des Eaux-Bonnes. A l’extérieur flotte le drapeau espagnol. Hier, « La Vuelta » est passée là. Marrant ce choix du drapeau espagnol quant on sait que les très nombreux cyclotouristes, venus acclamer les géant de La Vuelta, étaient avant tout soit basques, soit catalans. Ne valait-il pas mieux décorer l’Hotel de l’ikurriña (drapeau basque) et de la senyera (drapeau catalan). Que l’Espagne est compliquée !

En tout cas, un grand merci aux randonneuses du groupe. Après 17,5 kilomètres parcourus et plus de 1500 m grimpés, quoi de plus réparateur qu’un gateau au citron, un cake au chocolat, des cookies et autres delicatessen ! L’un m’échappe. Il y en avait trop…

La sortie : Physique 3 (les mollets en témoignent), Technique 2 et Gastronomique 5 sur 5 à l’échelle TripAdvisor. Bien entendu, même note aussi pour Olivier et son assistante, Virginie.

– par Beñat
Bernard Boutin
4 septembre 2016

– Le verdict du GPS : La coume de Balour étant très encaissée, le GPS s’est mis aux « abonnés absents » un long moment ! Résultat, les chiffres sont peu crédibles. Le tracé, sur le fond de carte TOPO PIRENEOS avec l’aide du logiciel GARMIN Base Camp, donne des chiffres précis : dénivelé 1528 m, point le plus haut 2240 m, point le plus bas : 787 m, distance parcourue 17,5 kms. Sortie de 9h (pauses comprises)
– L’équipe : Mireille Cheyroux, Sylviane Rouffiac, Anne Blanchet, Nathalie Labourdette, Jean-Yves Amyot, Valérie Mari, Marie-Jeanne Bernis, Bernard Boutin, Jean-Pierre Petit, Alain Colman, Gérard Estrade
– L’animateur : Olivier Blanchet, accompagné de Virginie Restoy
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires

Le tracé de la boucle Moncourges

Le tracé de la boucle Moncourges

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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