J 42 Ardané Pékoa – Iraty : Le pic d’Orhy pour oublier les galères de la veille


Le sommet du jour : le pic d'Orhy

Le sommet du jour : le pic d’Orhy

6h30, Cayolar d’Ardané : les nuages et le brouillard nous entourent. Le sol et l’herbe haute luisent d’humidité. Cela semble mal parti. Pliage des vêtements, rangement des sacs, petit déjeuner tranquille. La cause semble entendue.
8h : au-dessus de nous une trouée se forme, quelques rayons du soleil apparaissent. Décision est prise de tenter de rejoindre les chalets d’Iraty, la prochaine étape. Si le temps vire à nouveau à la pluie, on pourra toujours s’arrêter au col de Larrau sous le pic d’Orhy.

La remontée vers les crêtes est longue. De 1141m, il faut revenir à la cote 1700. L’herbe ruisselant d’eau, les chaussures passent du stade humide au stade trempé en peu de temps. Le soleil perce. Le moral ne plonge pas.

Arrivée à la crête. Des volutes de brouillard passent çà et là. La vue sur le pic d’Orhy se dégage. Le pic de 2017 m, une modeste d’altitude, est le premier 2000 depuis l’Atlantique. Il domine bien les alentours et à fière allure. Objectif : le remonter par l’est et le descendre par l’ouest.

Nous rejoignons les crêtes au port de Betzula, sous le Betzulagagna, au niveau de la borne frontière 238. Les troupeaux sont présents partout. La multitude de fleurs, observées lors des étapes précédentes, a disparue. Vaches, moutons, chevaux : de véritables rouleaux-compresseurs ! Dommage pour le coup d’oeil.

Port de Larrau : la grande foule. Des voitures, principalement en provenance de la Navarre et du Pays Basque espagnols voisins remplissent le petit parking. Tous sont partis à l’assaut du pic d’Orhy sous un soleil qui s’est définitivement imposé.

Montée sans difficulté au pic. Il est gravi dans tous les sens par des randonneurs du dimanche. Le pic d’Orhy, au-delà de son très beau panorama à 360°, notamment vers le pic d’Anie, signifie beaucoup plus qu’un simple pic pour les populations basques. Le site de l’Office du Tourisme de Navarre ouvre une piste. S’il commence par mentionner sa facile ascension en moins d’une heure, il continue en rappelant que, par contre, « il y est plus difficile d’y rencontrer les personnages que la mythologie basque lui attribue. Le pic serait le refuge de Mari, déesse des génies de la nature et de Basajaun, seigneur des bois ». Les traditions expliqueraient l’affluence.

Pause casse-croûte au pic et longue, très longue et facile descente, par une succession de crêtes, autant d’estives, vers le col Bagargiak où se situent les chalets d’Iraty et le gite du soir.

A Iraty, les touristes locataires côtoient les hrpistes et randonneurs du GR10 qui passe aussi par là. Un très bon diner sur place fait de salade végétarienne, axoa et gâteau basque. Classique ici en Soule profonde !

Seuls bémols, le kilo de fromage de brebis est à 23 euros (contre 15 en vallée d’Ossau ou au marché à Pau) et le jeton de machine à laver à 3€20. Un peu cher pour le randonneur qui n’a qu’un T-shirt, une paire de chaussettes, un pantalon et un slip à laver. Restait aussi à payer le sèche-linge.

Bonne nuit au gite, dans une chambre pour deux.

– par Bernard Boutin

– Le verdict du GPS, Ardané-Pékoa – Iraty : 3,2 k/h, 6h de marche, 8h30 de rando, 20,3 kms parcourus, 1331 m de dénivelé positif, plus haut : 2017 m, plus bas : 1141 m.
– Les précédentes étapes de la traversée des Pyrénées, d’est en ouest, pour  la « mule et son intello » : c’est ICI
– Crédit photo : Jérome Brosseron et Bernard Boutin
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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