J 39 – Refuge d’Arlet – Lescun : Lobby des bergers, pénible brouillard


Avertissement dès le lever du soleil

Avertissement dès le lever du soleil

Cela devait être une belle étape sauf qu’à mi-chemin, sous les cabanes de Bonaris, le brouillard vient la perturber en cachant la vue vers Lescun, son charme bucolique et les fiers sommets qui l’entourent. Une fin de journée grise et humide. Dommage, ce site est à part dans l’univers Pyrénéen.

L’étape commence comme avait fini la précédente : en pleine estive d’altitude. Un long parcours facile et régulier, légèrement sous la cote 2000, pour atteindre le col de Pau à partir duquel débute la descente vers Lescun (900m). La mer de nuage recouvre la vallée. Quelques izards et vautours nous observent.

Sous nous, devant le cayolar fermé de la Spélunguette, une palette héliportée attend que le berger vienne en prendre possession. C’est la deuxième que nous voyons dans le secteur. Un peu plus bas, des travaux sont en cours du côté des cabanes de Bonaris. Sous nos yeux, le béton frais est monté par hélicoptère !

Les bergers sont mieux lotis que les gérants des refuges qui, alors qu’ils sont déjà ouverts, n’ont toujours pas pu « se payer » l’héliportage qui leur apportera les produits dont ils ont besoin pour la saison. Le « lobby » des bergers, l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn, est plus fort que celui des gardiens de refuges. Pourtant, les uns et les autres font également vivre ces territoires.

Arrivée au col de Pau. Pourquoi ce nom là alors que le col est si loin de la ville de Pau ? La traduction espagnole donne un indice : Puerto del Palo ou col du Poteau qui marque l’endroit comme le « palum, pali » marquait, à Pau, le passage sur le gave.

Descente vers les cabanes de Bonaris aux toits recouverts de terre et d’herbe. Plutôt inhabituel dans les Pyrénées où la lauze et les ardoises dominent. Il y a toutefois de la chaume en Bigorre. Sous nous, le brouillard monte et finit par nous attraper. Le grand blanc démarre… jusqu’à Lescun. Le GPS prend le relais.

A Lescun, le gite du Pic d’Anie et le restaurant au « Café des Bergers » sont une bonne halte, malgré la bruine.

Une étape inachevée.

– par Bernard Boutin

– Le verdict du GPS, Arlet – Lescun : 4 k/h, 4h50 de marche, 6h30 de rando, 19,3 kms parcourus, 428 m de dénivelé positif, plus haut : 2063 m, plus bas : 850 m.
– Les précédentes étapes de la traversée des Pyrénées, d’est en ouest, pour  la « mule et son intello » : c’est ICI
– Crédit photo : Bernard Boutin
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A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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