Pyrénées – Peau de chagrin


Le Printemps voit reculer la neige. Elle remonte, inexorablement, inégalement, vers les sommets pour prendre ses quartiers d’été, dans quelques combes ombragées ou sur les restes de glaciers condamnés. Neige, peau de chagrin.

La neige remonte ...

La neige remonte …

... inexorablement !

… inexorablement !

... inégalement !

… inégalement !

A mesure que la neige recule, un nouveau monde prend sa place. D’abord apparaissent les réseaux de galeries, créés par les campagnols. Ils ne sont pas seuls, les marmottes se réveillent à leur tour. Elles repoussent, à l’extérieur, le bouchon de terre qui ferme leur tanière et sortent pour se retrouver soit sur terre, soit… sur neige ! Il leur faut alors jouer les prolongations.

Réveil prématuré pour la Marmotte

Réveil prématuré pour la Marmotte

La neige fait d’ultimes tentatives et dévale les pentes à tout vitesse, couvrant le sol d’un mélange de neige et … de terre.

De neige immaculée à neige maculée...

De neige immaculée à neige maculée…

La couleur « terre » se met à dominer. Terre contre Neige. L’instant est bref. Tapie dans son coin, le Vert attend patiemment pour prendre sa revanche. Timide au début, elle finira par s’imposer même si la neige essaye, sans trop y croire, de reprendre ses droits. Elle n’y arrivera plus.

L’eau tient aussi sa revanche : elle se fait… avalanche !

d'avalanche en avalanche...

d’avalanche en avalanche…

Partout, de jeunes pousses prennent d’assauts les pentes libérées. Renaissance.               Qui démarre le tir ? Difficile à dire. Cela dépend du lieu, de l’orientation, de l’altitude aussi. Les grandes gentianes et les jonquilles sont parmi les premières.

Gentiane impatiente...

Gentiane impatiente…

Fières jonquilles !

Fières jonquilles !

Bientôt un festival de couleurs apparait. Le blanc est définitivement vaincu. Les couleurs ont repris leur place. Pour combien de temps ?

– par Bernard Boutin

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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