Lac de Montagnon : Marmottes, avalanches et autres divertissements !


Ambiance sous le Montagnon d'Iseye

Ambiance sous le Montagnon d’Iseye

Départ : Depuis Laruns
Destination : Lac de Montagnon par le bois des Taillades, le refuge d’Arrioutort et le col de la Taillandère
Qui : Rando en solitaire
Quand : 29 avril 2016

Démarrer une randonnée depuis Laruns, c’est s’assurer de réaliser un beau dénivelé. Laruns n’est qu’à 550m d’altitude alors que l’objectif du jour, le lac de Montagnon, est à 2003m. Deux heures de grimpée dans le bois des Taillades pour atteindre la Cabane d’Arrioutort (1564m) et déjà 1000m de dénivelé au compteur ! Cabane bien placée avec vues sur la vallée d’Ossau et les pics de Montagnon et de Lasnères. Pause dégustation. Barre de Nutella et banane.

Arrioutort : pour comprendre le nom donné à la cabane, il suffit de regarder le fond du vallon. Il est plat. Le riou de Lasnères, pour tracer son cours, y fait une succession d’étonnants zig-zags (tort : tordre).

La neige apparait immédiatement au-dessus de la cabane. Direction : le fond de la vallée et à sa droite, le col de la Taillandière (1836m) situé sous un ultime rapaillon afin d’atteindre le lac de Montagnon.

Les marmottes semblent tout juste s’éveiller de leur long hivernage. Elles sortent « ébouriffées » de leurs tanières, encore enfouies sous la neige. Une odeur pestilentielle s’en échappe. Mélange de musc et de bouc à la fois ! Pour l’été, elles auront fait le ménage !
Bizarre, elles sont toutes debout sur les pattes arrières comme si elles ne voulaient pas s’allonger sur la froide neige.

Un renard me précède pendant un petit moment. Il se retourne. Me voit, fait un bond en l’air et file à toute vitesse. Damn ! Pas de temps pour une photo. En 12 mois, c’est la troisième fois que j’approche des renards par l’arrière. Ils seraient facilement approchables de cette façon-là… à condition qu’ils ne se retournent pas.

Le long du pic de Lasnères, des coulées de neige récentes descendent assez bas. Au fond, au dessus du col de la Taillandère, même situation. Le passage du rapaillon final, surmonté d’une inquiétante crête de neige, semble « délicat » à aborder pour un randonneur solitaire. Arriver au col se fait dans une neige molle, prête à céder à chaque instant sous mes pas. Dessous, l’eau de fonte fait sa trace.

Au col, sur le sentes du pic de Lasnères, un couple de rapaces aux couleurs très claires décolle. Probablement des aigles mais lesquels ? Entre aigle royal, aigle botté et circaète…

En tout cas, il n’est plus question d’avancer. Sous le Montagnon, une succession de coulées de neige, aux couleurs très variées, montre toute l’instabilité du manteau neigeux dans le secteur. La prudence demande de redescendre au plus vite pour déjeuner, sur la terre ferme, dans le vallon. Il est 11 heures. Les avalanches, c’est pour bientôt.

Pause repas sur l’emplacement d’une ancien cayolar. Sinistre craquement suivi d’un bruit prolongé de chutes de pierres et de neige. Une avalanche tombe des pentes du Lasnères. Des boulettes s’arrêteront pas loin de mon promontoire.

Un peu plus bas, le gave disparait sous terre pour resurgir, sous forme d’une belle résurgence. Située au-dessus des zigzags d’Arrioutort, elle vaut la peine d’y jeter un coup d’oeil.

Descente en passant à nouveau par la cabane et l’interminable bois des Taillades.

Un chouette coin, très sauvage, préservé par les deux heures de « pensum » de la montée au-travers du bois. Pour le lac de Montagnon, ce n’est que partie remise…

– par Beñat

Le verdict du GPS (avec toutes les réserves habituelles à accorder à ces « engins ») : dénivelé 1400 m, point le plus haut 1855 m, point le plus bas : 550 m, distance parcourue 17 kms, 4h59 de déplacement, 8h30 de sortie, vitesse 3,4 k/h.

– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires

Insolite : une marmotte, sortie de l'hibernation trop tôt.

Insolite : une marmotte, sortie de l’hibernation trop tôt.

Laruns au col de Taillandière

Laruns au col de Taillandière

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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