Lurien encapuchonné, descente par Gabardères


Le Lurien : crête finale

Point le plus bas : 1260 m (pk du Pont de Camps), plus haut : 2820 m (Le Lurien), dénivelé montant et descendant : 1620 m, distance parcourue : 13,4 km
Participants : André Paillassa et Bernard Boutin.
Météo : menaçante au début, brumeuse en course, dégagée pour finir !
Date : 10 septembre 2020

Départ depuis le Pont de Camps 1260. Temps grisâtre. Bruine menaçante. Remontée à la cabane du Lurien en longeant le gave de Camps, puis cheminement jusqu’à la « cabane des Chasseurs » 2096, à côté de la prise d’eau sous le lac du Lurien. Une montée rapide : 1h40 pour faire 840 m de dénivelé. Du 500 m à l’heure… qui se payera (un peu) au final du Lurien ! La faute à BB qui mène trop vite. Première pause. Marmottes. Pas izard.

Cincle plongeur. Crédit : L. Nédélec – Parc National des Pyrénées

Montée au premier laquet. Un cincle plongeur s’envole rapidement du caillou sur lequel il est posé, au milieu de l’eau. Une observation nouvelle pour l’Intello. Plus sur le « cincle plongeur » dans le Parc National des Pyrénées : c’est ICI. Dommage, il file vite ! Observation trop brève.
André passe devant. Lac du Lurien, col du Lurien. Les étapes défilent. Droit devant le Lurien est encapuchonné de brume. Dommage. Remontée sans pause. Main au rocher de temps à autre. Le sentier est bien identifié dans la caillasse. Lieu austère. La brume nous entoure. Elle ne nous lâchera plus jusqu’à ce que nous redescendions.
Au sommet 2820 : vue nulle. Grand blanc. Pause et casse-croûte. Petite bise : il fait plutôt frais :  « Dégagez, il n’y a rien à voir ! » Descente sans tarder. André cherche les crêtes. Il aime le rocher.
Au col du Lurien, un randonneur solitaire. Il n’a pas voulu continuer vers le Lurien. Crasse rébarbative. Seul, j’aurai aussi laissé tomber.
Cabane détruite et légère remontée vers le col de Gabardères pour plonger « tout dret » vers la cabane du même nom. Si la trace est aisée au début. Elle a tendance à disparaitre au fur et à mesure que nous descendons. Des affleurements rocheux, ça et là, compliquent le choix du cheminement. Où passer ? Quelques hésitations mais au final, rien de bien compliqué. Du « hors piste » tout simplement. Faudra pourtant trouver un cheminement « cool » pour amener une collective.
Cabane de Gabardères. Cédric achève de déjeuner. A coups de sifflet, il donne des ordres à son border collie pour manœuvrer le troupeau de brebis. Magnifique entente de l’homme et l’animal, pourtant bien éloignés l’un de l’autre. Décidément, croiser Cédric est toujours un moment fort. Gabardères, c’est son royaume. Mon passage, à 3 jours d’intervalle, l’interpelle. Surtout ne pas l’envahir. La prochaine fais, ce sera à la fête du fromage à Laruns…
Traversée de la forêt de Gabardères. Le Pont de Camps est déjà là. « Ogeu-tranche » à l’Hermine. La nouvelle boisson qui fait fureur dans les Pyrénées (béarnaises en tout cas).
Le Lurien, un bon classique. Même encapuchonné…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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