Montagnette et pic Lary : neige décevante, ambiance excellente !


sommet du Lary : we did it !

Chemin faisant : Gavarnie, Peyrenère, col de Lary, Montagnette, pic Lary,  pic des Ligades, les Espécières,  Granges de Holles
Participants : Agathe, Brigitte, Christophe, François, Jean-Pierre, Ugo encadrés par Hugues et Bernard (co-encadrant)
Plus bas : 1725 (parking sous la station des Espécières), plus haut : 2397 (pic de Lary), 2382 (Montagnette sud), distance 10 km, dénivelé 930 m+,
Météo : beau temps dégagé, température printanière anormale pour la saison

Montée dans la remarquable limousine d’Ugo : silence et confort pour mieux se préparer à la rando du jour. Parfait. Parking à la dernière épingle à cheveux, sous la « station de Gavarnie-Gèdre-Les Espécières » (source : IGN 25.000è). Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Portage court pour rejoindre la croupe au-dessus du (maigre) ruisseau de Peyrenère. Claquement des attaches. Sifflement des DVA. C’est parti. Séquence un peu accordéon. Le vieux diesel doit se mettre au rythme. Comme d’hab !
Un lot de 6 « Dépêches du Midi, édition Gers », fraichement tombé d’un sac, obstrue la trace. Papier pour un feu de bois ? Impossible les laisser là, sur la neige. Les dépêches vont voir du pays : montée à la Montagnette et au Lary avant de rejoindre le recyclable à Lescar. Vie cachée de vieux canards boiteux.
Les pentes du pic de Lary longées, un premier col est atteint. Sur la carte IGN, il s’intitule « col de Lary ». Problème : sur celle de Topopireneos, il est 525 m plus loin, après avoir dépassé, par au-dessus, un petit lac. Exercice de toponymie improvisé : l’un devient col de Lary « inférieur » (2205), l’autre col de Lary « supérieur » (2261). Reste à savoir : « qui est Lary ? ».
Depuis ce premier col : super point de vue vers le Cirque de Gavarnie. Une découverte pour Agathe. Plus loin, elle apprendra consieusement le nom des pics qui dominent le cirque.
Au col supérieur, la Montagnette se dévoile. Pour y parvenir, 100 m de descente avant d’attaquer une montée franche en Z. Dépeautage avant repeautage 10 minutes plus tard. Y-a-pas que sur les navires que l’on manœuvre !
Neige molle. Pas franche du tout. Trop chaud ! Pour une série de S harmonieux, il faudra revenir. Christophe, équipé de télémarks, tire son épingle du jeu avec brio. Bravo.
Repeautage et montée en Z, rendue facile par une bonne trace régulière déjà en place. Cap sur le massif de la Montagnette composé de 3 petits crêtes sommitales rocheuses qui courent sur un axe N/O (2358) à S/E (2382). En son milieu, la Montagnette elle-même (2402).
Le cap conduit sous la crête nord, avant de tourner plein ouest, puis sud pour passer entre le pied de la Montagnette (la vraie !) et un autre affleurement rocheux. Un passage, dominé de calcaires : magnifique portail d’entrée pour terminer « l’ascension ». Quelques dizaines de mètres de plus pour rejoindre la troisième petite excroissance rocheuse (2382). Celle la plus au sud. Pause.
Sous nos yeux les seigneurs des Pyrénées centrales. En nommer trois « proches » : le Vignemale à droite, devant le St André, à gauche le Taillon. Pause photo. Pause casse-croûte. Grand beau. Pas de vent. Bel enneigement à ces altitudes. Notation : 20 sur 20 à l’école de Jules Ferry et/ou 5 sur 5 chez Trip Advisor. Vous êtes Jules Ferry ou Trip Advisor ? Same, same but different ! En tout cas, un indiscutable beau classement. Pour l’instant.
Peaux de phoques rangées. Claquement des attaches et c’est parti, pour la descente, sur une neige lourde, collante. Ramer à nouveau. Surtout pas à la hauteur des lieux. D’énormes escargots font même mine de poursuivre Brigitte qui n’apprécie pas du tout.
Gestes hésitants. Quelques virages sous forme de conversions. Quelques baignoires aussi. Pas le pied. On l’aura compris, le système de notation en prend un coup.
Bas du vallon qui descend du pic des Ligades, sous le col de Lary : repeautage et montée au col. Business as usual ! De l’horlogerie vous dis-je !
Au col, Hugues, voyant l’heure 13h20, décide qu’il est un peu tôt pour rejoindre la voiture: « de toute façon, la neige est telle, on peut descendre plus tard ! ». Votation unanime (sauf un). Bref, les skis sont laissés au col. La collective monte, par le fil de la crête, au pic Lary (2397). Un peu plus de 100 m de dénivelé pour pouvoir jouir d’une vue magnifique. Lary, Piméné : sentinelles incomparables sur le cirque de Gavarnie.
Descente retour attentionnée, avec nos pieds de plomb, vers le col. Reprise du ski, tant bien que mal, pour finir directement au parking. Ce final directe au Pk : bonne pioche pour Hugues même si côté ski, on l’aura compris, cela eut pu être meilleur. Mais, depuis quand les encadrants seraient-ils responsables de températures printanières ?
Une bien belle sortie. Excellente ambiance. Esthétique Gavarnie. Pot de fin de sortie « trop cool », installés à l’extérieur en plein soleil couchant, à la Grange de Holles. Chandeleur aidant, excellentes crêpes, accompagnés d’une bonne pâte à tartiner chocolat-noisettes bio, offertes par Agathe qui a compris comment se faire valider rapidement… Quant à la bière bigourdane, elle monte à 4€50. Ivresse de l’altitude pour circuit court. La Grange n’est pourtant qu’à 1495 m d’altitude…
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Crédit photo : Bernard Boutin
Cliquez sur les photos pour les commentaires
Le compte rendu de Hughes Thomas est ICI. A ne pas rater. Encadrant et co-encadrant ne voient pas les mêmes choses. L’un ouvre la piste, l’autre la ferme !
Pour les randos d’avant : c’est ICI

 

 

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
Cet article, publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized, est tagué , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s