Astún – jour blanc sous le Bélonseiche


la trace du jour

Chemin faisant : Somport, Astún, ibón del Escalar, ibón de las Ranas, barranco del Escalar, collado de Audas, pico de Belonseiche
Participants groupe 1 : Graziella, Brahim, Christophe, Gérard, Patrick encadrés par Jean-Pierre et Bernard (serre-file)
Participants groupe 2 : Bénédicte, Gabi, Mayalen, Sylvie, Théophile, Jean-Pierre encadrés par Olivier et Véronique (serre-file)
Plus haut : 2200 m, plus bas : 1730 m, D+ : 572 m, distance : 7,8 km. Ciel couvert. Température fraiche. Rafales au col de Audas. Jour blanc.

28 novembre, 9h15 – A Astún, pas d’activité le long de la méchante barre d’immeubles « façon année 70 ». La station est fermée malgré la neige. Les architectes du Valentin (Gourette) ont-ils sévis là ? En tout cas, entre les deux stations, ils semblent s’être passés le mot…
A la grisaille des lieux, s’ajoute celle du temps. Ciel uniformément bas et chargé. Température légèrement positive. En guise d’accueil, entre le col du Somport et la station, sur notre droite, de nombreuses petites coulées de neige strient le terrain. Neige humide sur herbe humide. Pas besoin de beaucoup de pente pour assurer la glissade.
Les cafistes sont en nombre : 15 ! Par sécurité, nous progressons en deux groupes distincts. Test des DVA. Méthode des uns et méthode des autres. Tous fonctionnent.
Départ dans un vallon, orienté NNO puis N, en direction de l’ibón del Escalar, aussi appelé ibón de las Ranas (grenouilles). Sur notre droite, une longue coulée de neige est descendue des crêtes qui courent du pic d’Astun au col des Moines.
Plus loin, à l’entrée du « barranco del Escalar », même schéma. Sur notre gauche, cette fois. La neige est descendue des pentes du pic de Bénou.
Quelques flocons humides et peu convaincus. Les couvre-sacs prennent place. Franchissement de la crête qui descend du pic de Bélonseiche vers l’ibón del Escalar. Direction plein W puis NW pour passer au-dessus d’un escarpement rocheux et prendre la direction du col d’Audas, bien visible. Un sapin, un seul, en marque le passage.
Le vent se lève. La neige gifle. Au col, la crête qui conduit au pic de Belonseiche est totalement dégarnie, sur sa côté Ouest. Celle que nous devions prendre. Côté Est, elle est dominée par de méchantes corniches. Jean-Pierre décide rapidement : « on redescend ». Tous d’accord.
Regroupement des deux groupes sous le col. Dépeautage et claquement des attaches. Retour sur nos pas.
Neige plutôt sympa. Quelques séries de S. Difficile de laisser filer. Le jour blanc cache les pièges du terrain. Prudence dans l’allure.
Arrivé au-dessus du « barranco del Escalar », à deux encablures du lac, nous quittons la trace de la montée pour rejoindre une piste qui relie le lac à l’arrivée du « telesilas de las Truchas » (télésiège de la station d’Astún). Petit pensum pour remonter la faible pente, sur plus d’un kilomètre et sans avoir « repeauté ».
Le meilleur est à venir : arrivés sur la piste, celle-ci est impeccablement damée et surtout vierge de tout skieur (estación cerrada). Grande séance de S, pour tous, sans avoir à se soucier du « jour blanc ». Séquence plaisir. Les pistes, ça a du bon aussi…
Satisfaction générale une fois arrivés à la station, d’autant plus qu’une terrasse, bien dégagée de neige et équipée de sièges, nous attend pour un casse-croute un peu tardif et bien mérité.
Retour en prenant notre pot au « Randonneur » à Etsaut. Un bar plutôt sympa où l’ours est mis à l’honneur sur la cheminée. Plutôt rare en vallée d’Aspe.
Très bonne ambiance pour les deux groupes. Merci à nos géniaux encadrants, Jean-Pierre et Olivier.
A plus sur les pentes.

– par Beñat
Pas de photos. Seuls des mots pour le dire.

la trace du jour

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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