crêtes en Arlet : rouge dominant


le Pic Rouge ? C’est tout dret…

Départ : pk Belonce au-dessus de Borce
Destination : boucle passant par les pics d’Arlet, du lac d’Arlet, d’Aillary et pic Rouge
Encadrant et co-encadrant : André Eygun-Audap et Jean Lacazette
Participants : Malika Bellanger, Bernard Boutin, Chantal Loustau, Cathy Roques, Mayalen Sorteras, Marc Vautier
Météo : beau, pas trop chaud, bise agréables sur les crêtes, orage et quelques gouttes pour la descente.

Le fond de la vallée d’Aspe : terrain de rencontres, d’observations et de mémoire pour les compères Dédé et Jean. Les moindres recoins doivent y être analysés, disséqués, mémorisés. Des géographes méthodiques !
Marcher avec eux, c’est se remplir la tête… et mettre le corps à contribution : une randonnée est annoncée, très vite elle devient alpine et se termine en mode « sanglier », sous le tonnerre et quelques gouttes de pluie.
Les rencontres : ce sera du coté des cabanes d’Hortassy et de Lapassa. Temps de traite pour les bergers. Echanges.
Passé le lac d’Arlet, avec ses blondes d’Aquitaine aux cornes de béarnaises (!), montée au pic d’Arlet par sa face nord. Ça et là, Jean et André créent un cairn ou en complètent un. Toute la journée, ils le feront.
Au pic, cap est pris vers le NO. La crête sera suivie pendant 4 kms. Une crête colorée en « ocre permien » (pas en rouge ferrugineux). Magnifique contraste entre le vert des « alpages » (traduction locale : estive) et l’ocre dominant. Objectif final face à nous : le pic  Rouge.
Magnifiques vues au sud sur Aiguas Tuertas et au nord sur les estives qui entourent Arlet. Pour André, le versant sud est (naturellement) le plus beau. Pas certain.
Dès la descente du pic d’Arlet, la pose de la « main au rocher » commence. Cela va durer pendant les 4 kms. Une pratique pas permanente mais revenant régulièrement. André et Jean s’assurent que tout le monde passe en sécurité. Merci. Pour Beñat_le_rédacteur, il n’aura jamais autant mis main au rocher. Avec délectation. Pratique ludique.
Pic du lac d’Arlet, col d’Arlet, montée au pic d’Aillary et pause déjeuner assis face au nord. Méritée.
Jean annonce la passage prochain d’un gypaète et le gypaète passe. Il repère ensuite un couple de percnoptères. Joli coup d’oeil. Quant aux vautours fauves, ils n’ont pas à être signalés, il y en a partout !
Reprise de la progression. Mains au rocher. Arrivée au pic Rouge et descente à un collet proche. Pause rapidement interrompue par un coup de tonnerre. Coup de feu au milieu d’un vol de palombes : tout le monde, en ordre désordonné, commence une raide descente en direction du col de Saoubathou. Pas de pluie pour l’instant.
Sous le col, changement de cap pour filer vers la cabane d’Ibosque, inoccupée. Beau troupeau de chevaux de trait sur place. L’orage menace. Les premières gouttes tombent. Une session sanglier débute. La vieille sente est envahie. Heureusement principalement par des fougères. André trace. Cela va durer 3 kilomètres alors que la pluie s’installe. Le temps des couvre-sacs et « K-Ways ». Les plus petits sont pénalisés : l’horizon est camouflé par les hautes fougères. Quelques glissades. Il faudrait que le CAF de Pau passe deux, trois fois par an sur cette sente abandonnée qui suit une pente légèrement descendante. Une belle alternative pour rejoindre le col de Saoubathou. André et Jean cairnent. Toujours…
Une piste, conduisant à la cabane de Cayalatte, est enfin rejointe. La pluie cesse. Plongée retour vers le parking.
Une longue journée bien complète dans un secteur aux couleurs magnifiques. La passion des compères Dédé et Jean s’explique aisément.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– point le plus bas : pk entrée vallée de Bélonce 1177, point le plus haut : 2215 pic d’Aillary, dénivelé : 1450 m, distance : 20,6 km, temps de la sortie : 10h10.
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires
– Crédit photo : Beñat

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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