Trek au M’Goun : préparation, départ et J1 Abachkou – Tizi N’Rougoult


Bienvenue au Maroc !

Participants : Brahim Amaziane, Gaston Bonnecaze, Bernard Boutin, Evelyne Brioulet, Jean-Claude Mourterot, Renée-Laure Chabrier, Cathy et Dédé Eygun-Audap, Nadine Laborde, Babeth Ricarrere, Laurence Roux, Jean-Pierre Tisné, Noëlle Capon et Pierre Mocho dit Peyo, le basque de la bande.

Préparation : première réunion, dans la salle Victor face au local du Club Alpin Français de Pau, le 11 janvier : ambiance calme et studieuse. Découverte du projet de trek prévu pour la période 22 juin au 6 juillet 2019. Points forts : la montée au M’Goun 4068 m, la traversée de la vallée des Gens Heureux (Aït Bougmez) et la descente des gorges de l’Assif M’Goun. Séance questions/réponses.
Deuxième réunion, à l’IPPRA (Université de Pau), le 9 avril : ambiance toujours aussi studieuse mais animée par la petite fille de Reine-Laure qui passe son temps à courir autour de nous. Une énergie sans fin ! Après avoir fait le point sur tous les détails logistiques, Brahim nous offre du thé jaune local : du Jurançon !

Quelques statistiques en fin de trek : 9 étapes successives réalisées entre le lundi 24 juin 2019 et le mardi 2 juillet, 154 kilomètres parcourus pour un dénivelé montant de 5713m et descendant de 5772m. Plus haut : 4068m au M’Goun, plus bas au point d’arrivée : 1607m.

J-2 – vendredi 22 juin : vol Air Arabia Pau Marrakech
Bug pénible pour Noëlle venue avec son ancien passeport à l’aéroport de Pau-Pyrénées. Vain palabre. Noëlle repart pour La Rochelle et nous rejoint 4 jours plus tard au gîte Tamazirt à Aït Sa’id près d’Arous. Une belle énergie. Standing ovation ! Un effort qui sera récompensé par les belles découvertes de la vallée d’Aït Bougmez et des gorges de l’Assig M’Goun, mais pas par la montée manquée au M’Goun.
Vol agréable de fin de soirée. Un avion au 3/4 vide. Nuit à l’hôtel du Grand Imilchil à Marrakech.

J-1 – samedi 23 juin : Marrakech – Abachkou
Trajet routier avec pause déjeuner au restaurant Ibnou Ziad à Azilal. Une première tajine sous la dent. Il y en aura bien d’autres… Arrivée au gite situé à deux pas d’Abachkou, village en pisé typique de l’Atlas. Thé d’accueil. Le premier, lui aussi, d’une très longue liste : “avec sucre ou sans sucre ? » Rencontre avec les 2 guides, Omar et Jamel et les 8 muletiers dont Hassan, le cuisinier. Tous s’avèreront très efficaces. Quatre gros sacs de vêtements, collectés au CAF de Pau et destinés aux muletiers, leur sont donnés. Sourires et photos. Un cinquième sac, égaré, sera retrouvé et remis par la suite. Un gros travail de collecte et de logistique réalisé par Brahim.

genévrier thurifère/crédit : Elisabeth Ricarrère

J1 – première étape : Abachkou – Tizi N’Rougoult
Grand beau au départ. Un grand beau qui se transforme en grand chaud au fur et à mesure que la journée avance. Le cap est plein sud toute la journée. Soleil de face.
En hors d’oeuvre, une longue montée tranquille sur route poussiéreuse. Omar mène la troupe.
Rougoult : un taxi collectif arrive. Demande d’aide pour une femme qui se plaint de douleurs au bas-ventre. Renée-Laure propose de la voir. Le taxi se met à l’écart. Reine-Laure intervient pour lui enlever un point de suture sur une césarienne qui date d’une dizaine de jours. Elle lui donne pour l’apaiser un doliprane qu’elle ne veut pas prendre. Son mari empoche le médicament. Ils partent voir un docteur à Abachkou. La malade semblait surtout avoir besoin d’être apaisée. Renée-Laure ouvrira sa trousse de secours très régulièrement, tout au long du trek.

beaux sourires / crédit : Evelyne Brioulet

Un attroupement s’est fait autour de nous. Discussions entre Brahim et 3 jeunes filles. Elles se mettent à chanter. Bel instant. Beaux sourires.
Traversée du village de Rougoult avec ses maisons aux toits plats et murs de pisé. Totalement authentique.
Remontée en Z, sur sentes, des gorges de l’Aqqua Dadaghour. Très étroites. Un filet d’eau au centre. Quelques petites parcelles d’orge, de blé ou d’avoine. Tout terrain plat est cultivé. Partout des canaux pour l’irriguer.
Les muletiers, partis devant, posent, à l’ombre sous une falaise, une natte pour notre déjeuner. A notre arrivée, le soleil a tourné et mord déjà la natte. Le repas se termine camouflé dans des anfractuosités de rochers qui passent, à leur tour, au soleil. Ne reste plus qu’à reprendre le cheminement. Il fait chaud.

le temps des moissons

Un regroupement de quelques douars (fermes). Beaux champs de blé. Conciliabule entre les habitants du village à propos de droit de pacage avec une tribu nomade. Sous le vénérable genévrier thurifère, les palabres vont bon train. Thé d’accueil offert.
Départ : nous croisons 3 enfants. Ils nous serrent la main à tour de rôle et portent immédiatement la leur à leur lèvre. Respect de l’étranger qui passe. Noblesse du geste.
Arrivée à 200 mètres de dénivelé sous le col Tizi N’Rougoult, 8 tentes plus une collective marabout sont déjà en place. Décrassage agréable, en contrebas, dans un filet d’eau pour le rapporteur. Dîner sous la tente marabout : tajine « of course ».
Nuit fraîche pour les uns, chaude pour les autres. Polaire et chaussette pour BB.

Départ : 1717
Arrivée : 2609
Plus haut : 3207
Déplacement : 9h22
Dénivelé : 1102
Kilomètres : 17,1  
Crédit photo : Elisabeth Ricarrère et Beñat_le_Chroniqueur.
Pour les commentaires, passer le curseur de votre souris sur les photos.

 

J1 : trace depuis le gîte d’Abachkou jusqu’au bivouac sous le Tizi N’Rougoult

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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