Grand huit autour du pic de Lasnères


L’Ossau depuis le col de Besse

Départ : parking du pont Barthèque à Laruns (550)
Destination : pic de Lasnères (2000)
Encadrant : Bernard Boutin
Co-encadrants : Cathy Roques
Participants : Valérie Mari, Karine Norbert, Mayalen Soteras, Gilbert Rihn, Jean-Pierre Caillois, Olivier Blanchet
Météo : grand beau. Température très agréable.

On aurait pu classer cette sortie dans la catégorie : « 1500m sinon rien ! ». En fait à l’arrivée, le grand huit flirte avec les 1700m de dénivelé et les 19 km de distance. Pour les premières randonnées pédestres de la saison, la barre est placée haut dès le début.
« Comment faites-vous ? »
– « Simple : une sieste pour tous au premier tiers du parcours et une au second ! »
Départ 7h30, depuis le parking situé au pont Barthèque, à Laruns. Olivier, local de l’étape, nous accompagne et pour cause, il n’est jamais monté au Lasnères. Comme quoi : à quoi bon aller au bout du monde ?
En partant depuis Laruns, la sortie commence par un long pensum : remonter la forêt des Taillades sur des pentes nord. Mousse, ombre, humidité au sol pendant 4,8km et 950m de dénivelé (GPS dixit) pour sortir du bois.
Le bois se termine brutalement. L’estive le remplace : magnifiques vues, droit devant, vers le Lasnères, l’Escala et le Montagnon d’Iseye. Le pensum en vaut largement la peine.
Pause banane à la cabane d’Arrioutort. Méritée : on a grimpé à plus de 500 à l’heure. Bonne équipe.
Reprise en direction de ouest vers le fond du vallon, en longeant l’arrec de Lasnères. Premiers névés vers 1550. Belle cascade.
25 minutes après avoir quitté le refuge, changement de cap et montée NNO pour rejoindre le col d’Arrioutort. De plus en plus de névés humides. Progression sans difficulté. A quelques encablures du col, montée directe vers la crête qui conduit au Lasnères. Sous le pic, en tirant sur la droite, la crête domine le vallon entre la cabane Cure-det-Cam et le col de la Taillandère. Très belle vue sur le Montagon d’Iseye.
Pic atteint sans difficulté (2000). Beau belvédère à 360°. Casse-croute et première sieste de la sortie. Grand beau. Température idéale.
Descente vers le col de Taillandère hors neige. Au col, direction sud vers la crête (sans nom) qui conduit depuis l’Escala au pic de la Gentiane, par les cols de Séous et Besse. Parcours en neige.
La crête atteinte, 3 jeunes en baskets cherchent « le lac en forme de coeur ». « Le lac du Montagnon, ce n’est pas par là. C’est derrière et il vous faudra crampons, piolet et d’autres chaussures… Pour voir la forme de coeur, il vous faudra aussi continuer et monter au Montagnon ! ». Ils rebroussent chemin.
La crête Séous-Besse est sans difficulté aucune, si ce n’est deux contournement rocheux, et permet de magnifiques points de vue sur le cirque de Besse et plus loin le Sesques, l’Ossau, le massif du Ger etc. Un grand moment de balade plaisir.
Au col de Besse : nouvelle (petite) sieste ! Dommage, les magnifiques champs d’asphodèles, avec l’Ossau en toile de fond, ne sont pas encore là. Noter dans l’agenda de revenir dans 3 semaines.
Descente dans la forêt vers la cabane d’Arrioutort. La boucle est bouclée. A la cabane : pas d’eau au robinet extérieur. Coupée. Pas sympa les « gestionnaires » du refuge.
Cathy et Olivier prennent le relais pour descendre sur Laruns par un cheminement alternatif. Après la montée par le bois des Taillades, la descente se fait par ceux d’Espouey et de Lars. « Same, same but different ». Une alternative au pensum de la montée. Beau, long et moins de cailloux. Atmosphère plus estive sur le bas. Quelques beaux champs et granges.
Le parking est atteint avec soulagement. Il faut dire qu’après 19km, les pieds commencent à chauffer.
Au bar de l’Ossau, à Laruns, le gâteau de Mayalen et les cookies de Karine leur garantissent une validation d’office pour la prochaine sortie.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking du pont Barthèque 549, le plus haut : pic Lasnères 1998, dénivelé : 1700 m, distance : 19,1 km.
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires
– Crédit photo : Beñat

le huit du jour !

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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