crêtes du Cinq Monts : deux vagues d’assaut pour la prendre !


la colonne Gaüzere sur la crête des Cinq Monts

Départ : cabane Bourdiou d’Aspeigt (844m)
Destination : la crête des Cinq Monts
Encadrant (collective 1): Dominique Vialatte, co-encadrant : Bernard Boutin
Participants (collective 1): Olivier Blanchet, Bruno Basty, Marie Benichou, Sylvie Darrouzin, Brigitte Dupuch, Yves Hourcade
Encadrant (collective 2): Jacky Gauzëre, co-encadrant : Michel Nogaro
Participants (collective 2): Jacques Darmony, Serge Depart, Pascal Guérin, Gabi Haubitz, Gérard Lacaze, Henri Michel Levin, Cathy Roques, Jean-Pierre Tisne
Météo : fortes rafales de vents sur les crêtes, ciel voilé.
Température : froide en haut, clémente en bas.

En cette veille du 11 novembre 1918, le CAF de Pau a décidé de prendre d’assaut la formidable ligne défensive des crêtes des Cinq Monts, dernière position tenue par l’ennemi.
Au camp Bourdiou d’Aspeigt, une tactique simple est arrêtée : une colonne l’attaquera par l’ouest. Elle sera conduite par le Capitaine Vialatte. Une seconde colonne mènera l’assaut par l’est. A sa tête, le Colonel Gauzëre qui démarre sans attendre et engage sa troupe dans une pénible piste forestière, envahie par la nature, pour rejoindre le col de la Courade.
De son côté, le Capitaine Vialatte conduit ses hommes vers la Cabane d’Ibech. Un cheminement tranquille sur une piste plus habituellement utilisée par les bergers autochtones locaux. Arrivé à ce premier objectif, après une courte pause, il est décidé de rejoindre le col des Terres Inconnues d’où apparaitra la crête permettant d’attaquer le premier bastion du jour à prendre : le pic de Gerbe (1901).
Au col, changement d’ambiance : une mitraille, en rafales denses, dévale les pentes à 60 km/h. La troupe se met en file indienne pour moins présenter le flanc aux tirs adverses. Elle progresse rapidement malgré une pente toujours plus raide. Personne n’est touché. Un miracle. La casemate sommitale est prise sous une mitraille toujours aussi dense. La troupe se plie en deux pour l’éviter. Impossible de prendre une seconde de repos. Décision est prise de continuer la progression vers un collet, situé à l’est, en contrebas.
Le Caporal-chef Blanchet a l’idée d’utiliser sa baïonnette comme bâton de marche pour assurer son équilibre. Tout le monde l’imite. Malgré cela, la troupe plie sous les rafales. Le collet atteint, le Capitaine Vialatte décide de se replier en contre-bas, au nord. Un recoin, proche d’un point d’eau, pris par les glaces, est trouvé à l’abri des rafales. Les rations de survies sont extraites des paquetages. Le froid s’abat sur la troupe. Les rafales emportent du matériel au bas des pentes.
A l’horizon, une troupe s’avance vers la position dite du Pla Troubat. Celle du Colonel Gauzëre. Enfin, des renforts ! Elle progresse avec difficulté mais elle avance. La position est prise. Il ne lui reste plus qu’à avancer sur la crête malgré les rafales qui redoublent. L’ennemi ne veut pas céder un pouce de terrain. Pourtant la colonne Gauzëre avance. Le collet, situé au pied du pic de Gerbe, est atteint. Une partie de la troupe décide de rejoindre directement le col des Terres Inconnues. L’autre grimpe au pic de Gerbe et fait le cheminement inverse de la colonne Vialatte.
La crête a été vaincue de part en part. Le Colonel n’a pas gagné ses galons pour rien…
Pour autant, la victoire sera de courte durée. La mitraille reprend de plus belle et les colonnes sont contraintes de se retirer. Celle du Colonel rejoint la cabane d’Ibetch. Celle du Capitaine Vialatte décroche vers le col de la Courade.
Les troupes redescendront ensuite vers le camp Bourdiou d’Aspeigt et feront leur jonction, à l’arrière du front, au « Mess du Caviste » à Louvie-Juzon.
Le froid et la mitraille auront été les plus fort en ce mois de novembre 18.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking Bourdiou d’Aspeigt 842 m , le plus haut : Pic de Gerbe  1901.
– Colonne du Capitaine Vialatte : Dénivelée : 1160 m – Distance totale parcourue : 12,8 km – Temps total de randonnée : 7h –
– Colonne du Colonel Gauzëre : Dénivelée : 1250 m – Distance totale parcourue : 13 km – Temps total de randonnée : 8h –
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires

colonne Gauzëre en rouge. Colonne Vialatte en bleu.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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