pic de Sesques en boucle : course contre le pluie !


pic de Sesques 2606 crédit : Michel D.

Départ : gorges du Bitet (961m)
Destination : boucle passant par le pic de Sesques (2606m)
Météo : menaçante
Température : agréable. Un peu frisquet au sommet. Prémices d’automne.
Date : 5 septembre 2018

C’est dingue ce que la passion montagne peut provoquer : à 6h25, au Pont d’Oly, tout le monde est déjà en voiture pour un RV à 6h30. Adiou traditionnel quart d’heure béarnais !
7h20 : en 2017, la route du Bitet a été refaite mais les revers d’eau sont tellement profonds que seuls les 4*4 passent à l’aise. 7h30 : décollage entre loup et chien.
Le Multimodel de Meteoblue annonçe la pluie à partir de midi. Météo France à partir de 14h. (50% de probabilité) et les orages à 17h. Seule la matinée s’annonce belle. Les plans B et C sont prévus: la cabane d’Artigues de Sesques et celle de la cujala de Sesques peuvent servir d’abris. Le col et le pic de Sesques (1500 et 1700m de dénivelé) peuvent aussi être délaissés au profit du très méconnu lac de Sesques (1100m). Tout s’appelle Sesques. Désolé pour les redites. Les anciens, dans les montagnes, faisaient dans le pratique !
Vu depuis la Cujala, le col est bien dégagé. La journée est meilleure que prévue. Pour l’instant. La collective trace sa voie sans s’arrêter alors que le berger fait sa traite. Ses chiens sont inutilement agressifs.
De quoi parlent donc 7 hommes tout en marchant ? Ne cherchez pas longtemps : de femmes ! Celles qui sont absentes. Telle est sportive, telle n’hésite pas à plonger dans le moindre lac, telle a un corps de jeune fille. Pourquoi ne sont-elles pas parmi nous ?
Rassurez-vous, passé ce classique dialogue très masculin, d’autres sujets apparaissent. Les – et oui, il y en aurait deux – loups hybrides qui ont fait fuir les isards. Les ourses qui vont arriver pleines. Demain, ce ne sont pas deux slovènes que nous aurons en Béarn mais bien 4 ou 5 ! Le XXIè siècle sera définitivement marqué du sceau de l’immigration de tous poils.
Dominique et Christian dialoguent ASPTT ! Gabriel est concentré : « mon premier 1700 m de dénivelé ! ».  Plus tard il sera plus détendu.
Le col est atteint : 1500 m déjà dans les pattes. Pas le temps pour la contemplation : les nuages noirs ne sont pas loins. Le brouillard non plus. Pourtant la vue est si belle. Revenir, plus tard, par grand beau.
Michel s’échappe – quelle pêche ! – pour le pic, suivi de Christian. Le reste de la troupe suit bien. Pic atteint à 11h30. 1700 m au compteur des dénivelés.
Déjeuner arrosé. Pas par la pluie : Bergerac de Benoît, Bordeaux de Christian, rosé de Navarre « Homenaje » de Michel et digestif d’eau de vie à l’orange d’Henri-Michel. Au CAF : « Viva la vida ! »
11h55 : pas confiance dans le temps. Sacs sur le dos et cheminement le long de la ligne de crête en direction du pic d’Isabe. Pas pour longtemps et la collective plonge déjà vers le lac d’Isabe.
Au lac, 4 randonneurs. Les seuls de la journée. Le brouillard commence à accrocher les crêtes. Pause brève et début de descente vers les gorges du Bitet.
Le tonnerre gronde. Une fois, en forme d’avertissement. Il nous adresse aussi quelques gouttes (ndlr : ce sera tout pour la sortie). Protège-sac et coupe-vents sont enfilés. Transpiration et quelques glissades. Entre glaisse humide, rocher humide et racines humides : que préfèrent vos godillots ?
Bitet atteint et long cheminement final jusqu’au parking. 15h14 : randonnée terminée.
A la Caverne, ambiance sympa et détendue. Il pleut à verse dehors. Contrat rempli. Une randonnée faite dans son intégralité… et au sec.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le Verdict :
– Point le plus bas : parking gorges du Bitet (961m), le plus haut : pic de Sesques (2606m), temps de la sortie : 7h45, 13,2 kilomètres et 1725 mètres de dénivelé.
Encadrant : Bernard Boutin, co-encadrant : Dominique Vialatte
Participants : Benoit Bourdon, Christian Castaignau, Michel Dabadie, Gabriel Cazaux, Henri Michel Levin
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires. Crédit photo : Michel Dabadie et Bernard Boutin

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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