Super-Barèges – Crête de la Pègue : PGHM et boulettes


12 h : « Just did it ! »

Départ : parking au-dessus de Tournabout
Destinations : Crête de la Pègue
Qui : Georges Lanusse-Cazalé et Bernard Boutin
Quand : 9 mars 2018
Météo : Sol y sombra, chaleur allant en augmentant. Risque avalanche 3 passant à 4

Petite escapade entre ami dans un environnement de randonnée difficile : neige pas stabilisée, vent capricieux, réchauffement des températures. Les randonneurs pyrénéens sont mis sous pression par une météo compliquée qui ne favorise pas leur pratique favorite.
L’analyse du BERA (Bulletin d’Estimation du Risque d’Avalanche) fait grimper le risque d’avalanche de 3 à 4 en cours de journée. De « marqué » à « fort ».
Première des précautions : prévoir de redescendre dès midi. Les risques augmentent au fur et à mesure que la température se réchauffe. Deuxième précaution : choisir le terrain le plus propice. Après avoir étudié 5 sorties possibles, la montée à la Crête de la Pègue est retenue. A priori, moins avalancheuse.
8h30 : la neige s’est un peu ressaisie pendant la nuit. La progression se fait relativement rapidement. La fine couche de neige fraiche humide repose, par moment, sur de la tôle. Elle ne demande qu’à descendre. Pose des couteaux.
Au fur et à mesure que l’on monte la neige devient plus franche. Sous la crête elle-même, la pente devient plus forte. Virages plus fréquents dans le dernière ressaut.
Au sommet, deux randonneurs : un commandant du PGHM de Pierrefitte Nestalas (3 barrettes plus 1 !) et un collègue observent, en face, sous nous, le cirque d’Aygues-Cluses où deux équipes dont une cynophile sont à la recherche d’un randonneur à ski, Joseph Iriart, membre du CAF de Pau disparu, il y a déjà 15 jours. « On sait qu’il est parti dans cette direction. Les cameras de la station l’attestent… ». Discussion et remerciement pour le travail que le PGHM réalise pour notre sécurité de randonneur.
Déjeuner debout rapide. L’objectif de descente à midi tient toujours : le soleil tape de plus en plus. Peaux de phoque pliées, chaussures resserrées, skis fixés et c’est parti dans un petit mur assez raide. Bonne neige bien fraiche à cette altitude (de 2200 à 2400). Amusante à « travailler ».
Au fur et à mesure de la descente, elle devient collante, humide, lourde. Partout des boulettes de neige roulent et descendent en grossissant. Il était temps de repartir ! Nous croisons des randonneurs qui montent bien tard. Inconscients ? Final dans une neige à labourer. Rejoignons les pistes le plus vite possible. Terminus à 13h15.
Le lendemain, la Dépêche annoncera qu’une forte avalanche s’est produite, à 17h, dans le secteur de Coume Layse, déclenchant des recherches par le PGHM et les pisteurs de Barèges. Le vallon d’en face !
Vivement que le froid revienne… ou que le printemps s’installe pour de bon pour reprendre les randonnées à pied. Une saison compliquée. Dommage, le ski-rando, c’est bien sympa.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Le verdict du GPS (source : GPS, basecamps et TOPOPIRENEOS ) :
– Point le plus bas : 1530 m (pk au-dessus de Tournabout), le plus haut : 2390 m (Crête de la Pègue), dénivelé montant : 900 m et descendant : 900 m, durée de la sortie : 4h30, distance parcourue : 12,4 km
– Participants : Georges Lanusse-Cazalé et Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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