Boucle « aventure » par le Mailh Massibé et le Montagnon


Mail-Massibé en vue

Mail-Massibé en vue

Départ : Depuis le village d’Aydius
Destination : Boucle par le pas d’Ilurpe, col det Oeilhet, cabane de Bésur, Mailh Massibé, col de Losque, pic Montagnon de Bielle, retour hors piste par le pène Latourroum et le vallon d’Iteraillle
Qui : Collectives du CAF animées par Jean Lacazette et Jean-Claude Mourterot
Quand : 9 décembre 2016

Début décembre, les collectives partent de nuit et reviennent de nuit. Une occasion pour faire de belles photos de « sun rise » et « sun set » ! Ce matin-là, Paris et Rhône Alpes roulent « pair » pour cause de particules fines. Nous, on n’a pas attendu de loi ou de décret pour être « développement-durable-compatible » : 10 participants pour deux voitures. Difficile de faire mieux !
Par contre, pas une femme ! Difficile à comprendre. Dix hommes, tous pleins de charme et de qualités multiples…

Aydius : O’Brian, un jeune setter semillant, à la robe fauve, se joint à nous. Il passera la journée à courir autour de nous. Nous ferons 16 kms et 1380 m de dénivelé, il en fera 5 ou 10 fois plus. Va savoir…

Agréables craquements de noisettes, sous nos pas, jusqu’au pas d’Ilurte. O’Brian (nom sur le collier : Est-ce lui ou son propriétaire ?) leve un izard et le rabat sur nous. L’animal, un beau mâle, bien corné, fonce sur nous. Il nous effleure. Pour peu le premier de cordée avait droit à « una cornada » (les fans de corrida comprendront). Du jamais vu. Tous interloqués. Manquait une go-pro pour enregistrer ce fait rare.

Col det Oeilhet, cabane de Bésur : plutôt sympa comme cheminement. Un « gygy » (nom familier du gypaète) passe à quelques mètres de nous. Un immature ! Les vautours, ils sont déjà assez difficiles à distinguer et, en plus, il y en a habillé de couleurs camouflages !

La tour du Mailh Massibé se dévoile. Passage par les « arres » calcaires au pied du pic. Un rappel des arres d’Anie. Pose des crampons pour grimper une cheminée enneigée qui conduit à la crête finale du Mailh Massibé.

Descente sans tarder, crampons au pied, jusqu’au col de Losque. Des jeunes nous suivent depuis un moment, trails au pied dans la neige. Pas d’accident ou de glissade cette fois-çi. Ce sera pour la prochaine. Ils auront alors compris ! On a fait comme eux. En son temps…

Remontée par la crête qui conduit au Montagnon. Je schinte la première petite difficulté. L’aérien, c’est pas trop mon truc. Le Montagnon est vaincu. Casse-Croute. Pineau rouge offert par André en apéro, Génépi offert par Philippe en digestif. Est-il du Lurien ? On ne le saura.

Les Barjots entrent en jeu. La rando devient rando aventure. A quoi bon suivre le chemin ou les sentes quand on peut faire différemment ! Descente « hors piste ». On file, sous le col de Losque, plein sud dans un vallon sans nom. Les Arrouyès à l’ouest, le Mailh Arrédoume à l’est. Pas grand monde passe par là. Même les bergers. Pour preuve, deux cadavres de moutons portent encore leurs cloches.

Le Pène Latourroum nous attend avec ses pentes rocheuses verticales. A l’ouest, cela ne passe pas. Tout droit non plus. Il faut chercher. Ce sera finalement par l’est que l’on rejoint le vallon où coule l’Itéraille. Longue descente à la recherche du meilleur cheminement possible.
Des bouts de sentes apparaissent, immédiatement envahis par la végétation. Disparition irrémédiables des vieux sentiers en l’absence du passage des bergers et de leurs bêtes. La route des Salars est atteinte. Le soleil baisse inexorablement.

A Sarrance, le gâteau « Choco-Marron » d’André et les merveilles de Brahim seront excellents et surtout bien mérités.

A plus sur les sentes et merci à nos géniaux encadrants.

– par Beñat
Bernard Boutin
10 décembre 2016

– Le verdict du GPS (avec toutes les réserves habituelles à accorder à ces engins) : Dénivelé : 1380m, kilométrage : 16 kms, durée de la sortie : 8h45, point le plus haut : 1973 m, point le plus bas : 840 m
– L’équipe :
Collective menée par Jean Lacazette et Jean-Claude Mourterot : Jacky Gaüzère, Bernard Boutin, Aurélien Hanique, André Relat, Jean-Pierre-Tisne, Michel Leshauries, Brahim Amaziane, Philippe Blaise
– Du coté du Palay (dictionnaire du Béarnais et du Gascon) :
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama

 

Sun set

Sun set

boucle_aydius_massibe_montagnon_iteraille

Boucle Aydius_Col des Oeilhet_Massibe_Montagnon_Iteraille

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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