J 35 – Pont d’Espagne-Respomuso : Plafond bas, neige en quantité, solitude totale


Montée vers le col de la Fache

Montée vers le col de la Fache

Juin 2016 : Deux tiers de la chaine ont été traversés par « la mule et son intello », il leur reste les Pyrénées occidentales à parcourir. Objectif : Hendaye, toujours par la HRP. Départ depuis Pont d’Espagne pour le Col de la Fache et descente au refuge de Respomuso, situé dans le cirque de Piedrafita, un des lieux « les plus alpin » de la vallée de Tena.

La mule est inquiète. Il n’a pas arrêté de pleuvoir depuis plusieurs mois. « Printemps pyrénéen ! » disent-ils, avec un regard entendu, dans les vallées.

L’équipage est arrivé sur place la veille. Il bruinait. Bonne nuit passée à l’hôtellerie du Pont d’Espagne. Accueil sympatique des 6 femmes qui y travaillent. Pas un homme ? « Ils sont épuisés par le travail… ». Chambre kitch face à la cascade. Repas trop copieux pour la mule qui est, bien entendu, végétarienne. Un bon endroit pour redémarrer la traversée.
A 6h45, l’équipage est en marche. Le refuge Wallon est vite atteint. Le brouillard joue à cache-cache avec le soleil. Peu de touriste sur place. Le temps les a fait fuir. Courte remontée du Pla de Loubosso et attaque des pentes qui conduisent au Col de la Fache. La neige est atteinte dès 2250m. Pas de trace fraiche. Le sentier et les cairns sont recouverts. Le GPS prend le relais. Géniale invention.

Les lacs de la Fache sont encore gelés. Le plafond de nuages est bas. Le brouillard va et vient. Ambiance peu encourageante. Le neige est très humide. Une fine couche de « fraiche » la recouvre. Les crampons sont inutiles. Ils botteraient. La progression est facile.

Au col, à 2661 m, un rayon de soleil permet de voir au sud, le lac de Respomuso. Il est loin. Descente un peu raide dans des couloirs de neige. La mule préfère passer par les affleurements rocheux. Toujours croisé personne. Toujours pas de trace.

Arrivée aux Ibones de la Facha, puis au barrage de Campo Plano. La vue est particulièrement belle. De nombreux « 3000 » dominent les lieux : La Grande Fache, les Picos de Inferno, le Garmo Negro.

Enfin un randonneur ou plutôt une randonneuse. Suisse, elle fait, en solitaire, la traversée des Pyrénées par la HRP d’ouest en est. Sans GPS, avec la neige et le brouillard devant elle, elle semble bien téméraire. Bonne nouvelle pour elle : Les traces fraiches de la mule vont l’aider à atteindre Wallon, son objectif du jour.

Au Campo Plano, la neige s’estompe. Le refuge de Respomuso est atteint. Une belle structure bien équipée et récente.
Par contre, diner moyen. Catégorie cantine au collège. Quand au sommeil, il sera carrément mauvais. Seuls 11 randonneurs sont de passage mais le gardien a le mauvais goût de nous « parquer » dans la même chambre de 12, au lieu de nous répartir dans l’ensemble des chambres du refuge. Conséquence, moins de travail d’entretien pour lui et, pour nous, une nuit : trop froide, trop chaude, ronflements et bruits divers. Désagréable. Douches seulement entre 15h et 20h. Le service n’est pas à la hauteur du bâtiment. Dommage.

– par Bernard Boutin

– Le verdict du GPS : Pont d’Espagne-Respomuso : 3,8 k/h, 5h30 de marche, 7h45 de rando, 22 kms parcourus, 1289 m de dénivelé positif, plus haut : 2661 m, plus bas : 1496 m.
– Les précédentes étapes de la traversée des Pyrénées, d’est en ouest, pour  la « mule et son intello » : c’est ICI
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires
– Crédit photo : Bernard Boutin

 

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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