Arthez Asson : le soum de Moulle en boucle par l’Ouest


entrée dans la forêt de Mondula (crédit Francis)
entrée dans la forêt de Mondula (crédit Francis)

Plus bas : 400m pk aux Aoules à Arthez d’Asson
Plus haut : 1544 m soum de Moulle
Dénivelé : 1300 m
Distance parcourue : 17,3 km
Collective du CAF : Jacques Bru, Sylvie Darrouzin, Catherine Flurin, Catherine Kretzschmar, Francis Laborde, Bernard Boutin encadrés par Xavier Damez
Temps : beau

Date : 7 mai 2026

Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie. Crédit photo: Francis Laborde et Bernard Boutin.

Xavier Damez nous avait convié à venir découvrir, au-dessus d’Arthez d’Asson, la « forêt tropicale » du bois de Mondula qui longe l’Arriú Sec, les estives de la cabane de Yerseᵗ (ᵗ= toponymie – voir au bas de la chronique), la montée ferme vers le « sommet de la Meule », appelé Soum de Moulleᵗ par les locaux, les crêtes du cirque de la Génie Braque, une descente inédite vers le Pène de la Hècheᵗ suivie de la descente, dans la hêtraie de la crête de Camlong, qui permettait de rejoindre le point de départ, dans le quartier des Aoules, à Arthez d’Asson. De belles découvertes en vue pour tous, en dehors du secteur du Soum de Moulle et des crêtes de la Génie Braque déjà connus. Un programme de choix en perspective.
La montée de l’Arriú Sec ? Une maigre sente, noyée dans une végétation dense, croulant sous la mousse, aux verts multiples et au plafond incertain, dominé par des arbres jamais exploités, restera le temps fort de la sortie. Des oiseaux chantent sans cesse. Ravis de notre passage ! L’Arriú Sec demanderait que l’on s’y arrête : tantôt il est sec, tantôt il coule. Mystères de pertes et résurgences. Terres calcaires.
Plus de 5 km pour sortir du bois de Mondula (Mondula = pic dominant au sud). Une première « artigue », un bout de bois et apparait l’estive de Yerse. Yerseᵗ du gascon Gèr = une bonne estive où s’installer avec les bêtes. Un km de plus sur l’herbe et la cabane de Yerse apparait. Belle cabane, assez récente (2006), qui fait face aux soum d’Andorre, de Conques, de las Escures, de Ganquet et au pic d’Estibette. Calme absolu. Un regret : pas de vie animale observée. Eux ont dû nous voir. Nous, non… à moins que la chaine du vivant ne soit rompue ?
Pause avant de reprendre la sortie avec une franche montée, plein Nord, dans une belle hêtraie. Propre comme le sont toutes les hêtraies. Bien différente de la « jungle » le long de l’Arriú Sec.
Crête sud-ouest du Soum de Moulle atteinte. Remontée au sommet. De ce soum, la Mule et l’Intello ont observé, il y a quelques années, des izards et aussi un sanglier coursé par des chiens de chasse dans la « Toue ». A nouveau : pas de vie animale observée !
Le soum est notre plus haut du jour mais il est trop tôt pour déjeuner. Traversée de la crête de la Génie Braque. Beaucoup de fleurs. Grandes Gentianes en force. Passage du soum de Marti Peyras. Jamais vu Marti ! Continuation vers le plateau de l’Isarce. Pause déjeuner décrétée, avant de bifurquer NO, vers le col de la Trencadeᵗ et la Pèneᵗ de la Hècheᵗ.
Mastiquer calmement (pour la Mule du moins), vider la tête, remplir le corps avant de reprendre la cavalcade. Les intempéries sont annoncées… à partir de 15/16h. Météo des montagnes précisément inprédictible. En fait, à deux pas de là, vers 17h, à Izeste, la grêle tombera dru (près de 10 cm). Echappée belle…
En courbe de niveau, rejoignons le col de la Trencade, sous la falaise du pène de la Hèche. Belle falaise qui domine à nouveau des hétraies. Leurs futs élancés, argentés, nous dominerons jusqu’à la voiture. Presque.
Un étroit fossé recouvert de feuilles et une bauge de boue d’un sanglier. L’animal ne doit pas être loin.
Longue descente sous les arbres. Sente bien visible sous le tapis de feuilles. L’Intello file devant (pour une fois) et se plante. Une échappatoire sur la gauche était à prendre pour coller avec la ligne de crête. Remontée en arrière… histoire d’amener le dénivelé à 1300m. Intersection trouvée et nouvelle sente, moins visible à suivre. Des croix rouges apparaissent sur les arbres. Toujours plus. Quelques fois, un simple trait de balisage rouge. Intriguant. Hypothèses lancées : ce serait la limite Hautes-Pyrénées, Pyrénées Atlantiques. Pas possible. Des arbres à abattre alors ? Une interdiction ?
Arrivée à un espace où des vaches sont regroupées et du matériel destiné à leur entretien stocké. Démarre alors une séquence imprévue et désagréable. Les vaches filent devant, labourant littéralement les sentes à parcourir. Toujours sous les bois. Pas d’estive en vue. Ne pouvons faire autre chose que de les suivre. Boue glissante sous les pieds. Attention requise. Ronces aussi.
Les marques rouges ont disparu. Un avertissement pour que les randonneurs n’aient plus de l’avant. Manque de clarté.
La descente poussive, sur le terrain labouré, dure 45 minutes pour 1,5 km et se prolonge par une estive, en pente prononcée, envahie de ronces. Les vaches attendent calmement en bas. Les laissons sur le côté et regagnons « en roue libre » les voitures.
Un final désagréable après une sortie multipliant les paysages et les sensations positives. Dommage. Repasser par là en évitant les vaches. Comment faire ?
Pot sympathique au Bar’rico Vival d’Asson. Sylvie, avec ses canelés, Catherine K. avec son pastis et Catherine F. avec ses miel « high-end » nous régalent. Merci à toutes. Patron très souriant et aimable sur place. Une adresse à retenir quand on vient « sur zone ».
Un grand merci à Xavier qui nous a fait découvrir nombre de beaux espaces.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration, internet
– Clot det Habourb du gascon haboua/habara = hêtraie
– col de la Trencade du gascon trencade = tranchée, coupure
– Pène de la Hèche du gascon pène = sommet pointu, piton et Hèche = endroit difficilement accessible dans les rochers
– Yerse du gascon gèr = lieu habité dans une bonne estive
– Soum de Moulle du gascon soum = sommet et moulle = masse, moule, meule

Laissez un commentaire