Barèges – l’Ayré, vite fait, bien fait !


Plus bas : 1308 m Barèges
Plus haut : 2000 m gare d’arrivée de l’Ayré
Dénivelé : 700 m
Distance parcourue : 7,3 km
Participants : Vincent Escoula, Sophia Feroldi, Caroline Gay, Camille Rius, Francis Laborde, Franck Rouch encadrés par Bernard Boutin, co-encadrés par Sylvie Darrouzin
Temps : beau, anormalement « chaud », sans vent

Date :18 décembre 2024

Alain met une collective en ligne « où c’est bon » et en quelques heures, plus d’une dizaine de personnes sont inscrites. Il y en aura 19 au final. Appel d’Alain à ce que d’autres collectives soient proposées et l’Intello décide de reprendre du service. La Mule : pas très contente, elle avait déjà donné d’elle-même deux jours plus tôt ! Objectif arrêté : l’Ayré. Un classique quand la neige n’est « pas franche ».
Depuis la nationale, au-dessus de Barèges (pk avant le pont sur la Glère), montée facile en direction de chez Louisette. Le dire vite ! S’extirper de la forêt, et de ses sentes multiples, n’est pas évident et la Mule part à gauche alors qu’il fallait tirer à droite. Demi-tour pour finalement rejoindre Louisette sans difficulté. Neige un peu humide. Plus tard, il faudra sortir la « wax »(le fart).
Calme plat chez Louisette : ni skieur, ni dameuse à l’horizon. Seule une meute de chiens de traineaux, au-loin, rompt le silence régnant. Bruyants quadrupèdes. Qu’en pensent des coqs de bruyères que l’on tente de protéger, un peu plus haut ?
Les pistes sont damées. Remontée le long de celle qui longe le téléski de l’Etoile. Passage en hors-piste autant faire se peut ! Courte pause au sommet du téléski. Fartage pour quelques uns. Passage sous l’ancien funiculaire de l’Ayré. Une association se bat pour sa valorisation, voire remise en état. Plus sur le sujet avec de belles photos historiques pour ce vénérable funiculaire mis en place en 1937 et fermé en 2000 : voir ICI
Toujours pas de skieur. Il n’y en aura pas de la journée. Chouette !
Passé le funiculaire, longue ligne droite, un virage à gauche… et la gare d’arrivée est déjà là. Vite fait, bien fait ! Il est 11h. Pause et décision difficile à prendre mais… à prendre ! Le BERA (bulletin d’avalanche) du jour donnait un risque 3, au-dessus de 1800 m, sur les pentes N et NE. La montée au pluviomètre de l’Ayré, situé à 2200, se fait sur des pentes N et NE et celles-ci sont, pendant un long moment, entre 30 à 35%. Avalancheuses potentiellement alors que la neige est déjà humide. Sabots sous les skis. En plus, nous sommes deux équipes de 8. Décision prise : on n’ira pas plus loin. Dommage : la vue est si belle là-haut. Next time. Voir ICI
Descente pour aller déguster nos « casse-croûtes » chez Louisette. Si possible ? Descente sympa, alternant toutefois entre neige trafolée hors piste et piste damée, souvent taulée. Les cuisses de la Mule chauffent et pas que les siennes ! Toujours pas de skieur, les remontées du secteur étant fermée. Bonne pioche.
Arrivée chez Louisette. Terrasse, bien ensoleillée, vide. Louisette, ou plutôt ses repreneurs car Louisette a passé la main début 2024, acceptent exceptionnellement que nous consommions sur place nos provisions, compte tenu qu’elle n’a pas de client. Sommes 16 à prendre des boissons. Cela ne se refuse pas ! Bonne pause bien agréable au soleil et confortablement assis. Super moment.
Retour sur Barèges en zigzagant à nouveau entre granges et sentes improbables. Neige un peu lourde et humide. Vivement un refroidissement.
A Luz, un 18 décembre, cherchons désespérément un bar ouvert. Tristesse. Finissons par déguster les gateaux (excellents), de Sylvie et Caroline, debout autour d’un banc public. Manque une « Louisette » à Luz.
A plus sur les pentes

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration
– Ayré du latin aerm = air, vent
– Glère du latin glarea = rive en gravier, dépôt de moraines
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie. Crédit photo : Caroline Gay

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