secteur Anouilhas : Montcouges, Gourzy et déprime


l’Ossau depuis les pentes du col de Pambassibé

Plus bas : 800 m Eaux-Bonnes
Plus haut : 2232 m pic Montcouges
Dénivelé : 1650 m
Distance parcourue : 18 km
Participant : Bernard Boutin en solo
Temps : journée ensoleillée avec de fortes rafales de vent du Sud en altitude

Date : 4 novembre 2025

Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie. Crédit photo: Bernard Boutin

Un secteur, déjà « arpenté » à de nombreuses reprises, avec départ depuis Eaux-Bonnes. Une différence de taille entre les premières « explorations » dans le coin et maintenant : la pression des Hommes y est toujours plus grande et l’écrin sauvage, qu’il était, bascule rapidement, dramatiquement, sous l’influence humaine. Petit récapitulatif : Il y a 2/3 ans, un captage d’eau a été réalisé, au-dessus de la cabane Lou Boucau, installée au plateau d’Anouilhas, dans un gouffre où résidait une colonie de choucas. A l’entrée de la faille rocheuse, il y avait magie à les entendre piailler sans fin… C’est fini !

Anouilhas et la nouvelle piste en bas
Cette année, une toute nouvelle piste, profonde balafre dans les pentes Nord du Cézy, rejoint le plateau, depuis Cambeilh et continue jusqu’aux deux cabanes du plateau : Lou Boucau et Pouey. Résultat : un quad, au-dessus de la cabane Lou Boucau, promenait deux passagers sur les estives. En dehors de la piste qui plus est. Triste fin pour la solitude reposante du plateau d’Anouilhas.
Sur le chemin du retour, au niveau du col Gourzy, une cavalcade effrénée, d’une quinzaine de chevaux, me longe au galop… suivie par une moto (cross) qui les ramène dans la vallée. Pas de piste à cet endraoit, simplement de l’estive. Insolite et déprimant.
Se souvenir aussi de ce jour, il y a 5/6 ans, où, par un épais brouillard, entre les cabanes Laga de Haut et Laga de Baigt, un coq de Bruyère chantait « à tue-tête ». Il était là devant, derrière, à coté, au-dessus, invisible, camouflé dans le brouillard mais omniprésent. En 2025, pas vu. Il faut dire, une piste a été prolongée, il y a 3/4 ans, pour rejoindre une source située entre les deux cabanes, à l’endroit de l’observation. Bouleversement d’un fragile biotope…
On l’aura voulu… Pression sur le vivant, ici, là, ailleurs, partout. Sans fin (à ce jour). Déprime.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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