
Plus bas : 1420 m pk caillou de Soques
Plus haut : 2690 m Dent de Soques
Dénivelé : 1440 m
Distance parcourue : 10 km
Collective CAF de Pau : Brahim Amazine, Jacques Bru, Joelle Craveiro, Marie Enaud, Véronique Faivre, Dominique Joly, Elisabeth Marque Jean-François Toxé, Bernard Boutin encadrés par Jean-Luc Guilhempourqué
Temps : couvert, fraicheur automnale, quelques gouttes
Date : 10 septembre 2025
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie. Crédit photo: Véronique Faivre et Bernard Boutin
Sortie collective, proposée par Jean-Luc Guilhempourqué au-dessus du caillou de Soques, en direction de la crête frontière et ses sommets allant du « pico Ferraturas » jusqu’à la Dent de Soques.
Une belle découverte que ce secteur inconnu de la Mule comme de l’Intello. Passé le bois qui longe le gave de Soques, arrivée à proximité de la gare d’arrivée d’un ancien transbordeur, adossée à une mine, qui permettait de descendre du minerai dans la vallée. Sur le Net, pas de détail sur cette ancienne exploitation. Patrimoine en rade. Patrimoine en voie de disparition.
Passé la mine, arrivée à la ruine de la cabane de Soques de Haut. Un abri héliportable, pour la saison d’estive, est installé à côté d’un point d’eau. Personne sur place mais linge à sécher et robinet d’eau ouvert témoignent d’une présence. Un premier troupeau de brebis nous observe. Toutes couchées. Sieste avant l’heure. Il 9 h du matin.
Chargement de cap pour rejoindre la crête d’Estrémère, puis le talweg du ruisseau d’Estrémère. Nouveau troupeau au-dessus de nous. Longue remontée en suivant, de prés ou de loin, le ruisseau (à sec) pour rejoindre la crête frontière. Passées les estives, raillères, cailloutis et autres blocs de rochers jonchent le sol. Schistes aussi. Morceaux de falaises effondrés au-dessus. Géologie en mouvement.
Pente ferme. Bel effort continu… et un collet frontière est atteint. Devant, magnifique vue sur le « alto Gallego », ses sommets, ses villages, ses lacs. Au plus proche le massif de la Foratata, juste devant. Sous nous, alors que d’habitude, il est au-dessus de nous ! Le premier village : Sallent de Gallego. Premier lac : celui de la Sarra. Partons plein Ouest pour rejoindre en quelques minutes le « pico Ferraturas » 2641. Du fer, il y en a… au-dessous. Ici, schistes fins en pagaille.
Retour au col. Cap au NE et montée vers les petits sommets qui couronnent la crête frontière. Le pic du vallon d’Estrémère 2638 d’abord, des sans-noms, des sans-grade ensuite : 2631, 2654. La Dent de Soques se rapproche. Un laquet sous elle dans un univers de rigoles récentes creusées dans les schistes. Géologie en mouvement.
La Dent, pène élancé vers le ciel, est bien campée sur ses bases. Elle nous présente une paroi qui semble inaccessible. Terrain pour alpinistes ? Jean-Luc connait son affaire. Il nous rapproche de la base de la Dent, par le NO. Un petit passage horizontal et démarre alors une courte séquence « main au rocher », orientée N puis NE. Reste à parcourir quelques dizaines de mètres sans difficulté. Sommet atteint : 2690 m.
S’ouvre, pour beaucoup d’entres nous, un moment de réflexion intense suite à l’accident de notre ami Jean-Pierre Petit qui dévissa, à ski de randonnée, dans le couloir NNO, situé entre Dent et pic de Soques. Juste sous nous. C’était le 16 avril 2022. Comprendre pourquoi ? Montagne : sa magie mais aussi ses dangers. Ne jamais oublier.
La Dent : pas un endroit où s’éterniser. Descente et pause déjeuner entre la Dent et le laquet de Soques. Comment l’appeler autrement ?
Température plutôt fraiche. 45 minutes de pause « syndicale ». Pas une de plus et c’est déjà parti pour rejoindre la trace de l’aller et la longue descente entre railléres, cailloutis, rochers de toutes tailles. Le temps change. Pluie était annoncée en début d’après-midi. Gouttes précurseuses. Estives atteintes. Valse des ponchos. Pleuvra ou pleuvra pas ?
Des brebis partout. Nombreuses. Fin de période d’estive. Collecte de lait nulle. Brebis en liberté avant la longue descente. Bye, bye les filles…
Croisons un berger au niveau du transbordeur de la mine. Sous le pic du Ger, il y a 15 jours, il est monté rapidement vers nous pour discuter un brin. Aujourd’hui, il semble vouloir nous éviter. A chacun sa vérité. Nous n’en saurons donc pas plus…
Entrée dans la forêt. Les gouttes se font plus nombreuses. Il est temps d’arriver à la voiture. Embarquement et départ rapide.
Pot détendu au bar de Louvie. Quatre gâteaux et/ou gâteries différentes de préparées. Merci aux artistes et bien entendu à Jean-Luc pour ce beau parcours novateur. Mais bon, avec lui, c’est souvent le cas…
A plus sur les sentes.
– par Beñat
Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration, internet
– Peyrelue (peiralua) du gascon petra + luna = pierre luisante
– Ouradé (oradèr) du prélatin ourade = troué, cavité
– Estrémère du latin extremus/estrem = zone à l’écart, éloigné, extrémité.
– Gabas du gascon gàbe = gave