
Plus bas : 1169 m pk camping lac Estaing
Plus haut : 2458 m pic de Clot Bédout
Dénivelé : 1330 m
Distance parcourue : 13,4 km
Collective CAF de Pau : Sylvie Darrouzin, Sylvie Garein, Francis Laborde, Brahim Amazine, Michel Martin, Pierre Vidal, Robert Vtipil encadrés par Thierry Aubert et Bernard Boutin
Temps : légèrement couvert
Date : 30 juillet 2025
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie. Crédit photo: Francis Laborde et Bernard Boutin
Belle équipe pour rejoindre un sommet, peu connu, doté d’un belvédère magnifique : là-haut, tendre la main et (presque) caresser, le Balaïtous et son glacier de Las Néous qui pleure à grosses larmes sa fin programmée. RIP.
Depuis le lac d’Estaing, remontée sur la piste du vallon de Labat de Bun. Arrivés au pont de Plasi, entrée dans le dur : la pente se redresse soudain (très) fortement pour longer le ruisseau du Malh Ardoun. Sente en pointillée, camouflée par une végétation en conquête. Noisetiers envahissants. Bâtons bienvenus. Sol sec. Heureusement.
Sortie du bois, une longue clairière remonte le talweg. Rhododendrons, myrtillers, framboisiers se disputent une artigue sauvage où les bergers ne viennent plus depuis longtemps. Plus haut deux cabanes en ruine nous attendent. Patrimoine d’avant. Patrimoine discret en voie de disparition. Progression en formation cueillette. Pourquoi diable avons nous oublié les peignes ? Myrtilles et framboises à gogo.
Devons passer par le première cabane avant de rejoindre la seconde. Erreur d’aiguillage. Quittons la maigre sente suivie pour tenter de rejoindre la seconde cabane sans passer par la première. La végétation obstrue le cheminement en pente ferme. Granit invisible mais bien réel sous le vert. Exercice improbable. Sente absente. Effort multiplié pour tous. Rhodos, en pleine forme… Une centaine de mètres à parcourir en zig-zag et la cabane est rejointe. Sourde inquiétude, se fait jour, pour la suite. Quoi devant ? Par où le retour ?
Pause apaisante face à une très belle vue sur la vallée et le lac d’Estaing. Banane.
Longeons, toujours parmi rhodos et autres végétaux, un brin de falaise. La remontons rapidement et la « voie », comme par magie, s’éclaircit. La végétation se fait plus rase. Vipère observée. Reste à dérouler vers la crête d’Arrasés. Paysage dénudé, sauvage. Inviolé depuis longtemps ? Progression agréable dans une direction SSO d’abord qui, petit-à-petit, tourne à l’Ouest pour longer, par en-dessous, la belle crête dentelée d’Arrasès? Effort récompensé.
Un collet. Allons en chercher un deuxième plus au sud. Le sommet du Clot Bédout apparait. Le contournons, par l’Est, en suivant des sentes animales en courbe de niveau. Arrivés au SE du sommet, remontons plein NO, sur un terrain régulier, plat, couvert de touffes d’herbe. Un final apaisé et le pic est atteint. Contents. Il est midi. La table est mise…
Très beau panorama. Nommer 4 sommets parmi une infinie : à l’ouest, le Balaïtous. Au sud : le Cambalès. A l’Est : le secteur du Grand Barbat. Au Nord : le Soum de Bassia du Hoo. Observons les grands de ce petit monde. Chacun tente de se présenter à son plus grand avantage. Un vainqueur : le Balaïtous, avec sa courte jupe de glace. Presque misérable. Craint famine.
Sieste traditionnelle pour Brahim et retour par l’aller. Alors que nous longeons le haut de la crête d’Arrasès, la perspective d’avoir à traverser plus bas, entre les cabanes, les pentes noyées sous les rhododendrons, provoque débat. Seule alternative, fort bien suggérée par Michel et Thierry, rejoindre directement le vallon du Mailh Ardoun puis longer le bas des pentes du pic de Palouma. Au bout : les cabanes et la trace de la montée.
Rapide coup d’oeil sur la carte des pentes : en suivant un large mouvement contournant, celles-ci ne dépassent jamais les 30°. C’est parti pour 400 m de dénivelé « franc », hors sentes plus que jamais, mais, globalement sans falaise, sans chaos à parcourir (un petit au final) et… sans rhodo. Juste des pentes « fermes »…
Après 2 km de descente, retrouvons la trace de la montée, les myrtillers, les framboisiers et plus bas, sur l’artigue traversée le matin, les fraises des bois. Cueillettes ici et là. Gourmandise pour tous. Retour final par l’aller. Traversée du bois : combien de temps ce cheminement restera t’il possible avec tout ces noisetiers envahisseurs ? Demain, rando sanglier. Dommage car la montée, sous la crête d’Arrasés, est une beau moment de marche-plaisir et, là-haut, le Clot Bedout, un superbe moment-contemplation…
A plus sur les sentes.
Beñat
– par Beñat
Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration, internet
– clot Bédout du gascon clot et bédout = cuvette, trou, endroit où se retrouvent les bouleaux
– Malh Ardoun du gascon mailh et ardoun = montagne, sommet et arrondi, de forme ronde.
– Arrasés du gascon arr = rocher, rocheux,
– Estaing du latin stagnis = eau stagnante et du gascon estanh = étang