
Plus bas : 1700 pk Astún, 1720 cabane de la Hosse
Plus haut : 2169 col des Moines, 2279 pic d’Astu
Dénivelé : 1050 m
Distance parcourue : 14,5 km
Participants : Cécile Guenard, Martine Gabe, Maryse Mourasse, Pascale Cires, Franck Rouch, Jean-Michel Lardit, Bernard Boutin encadrés par Ghislaine de Rincquesen
Temps : belle journée ensoleillée chaude, sans vent
Date : 20 février 2025
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Cinq jours plus tard, retour sur une station d’Astún apaisée, après l’agitation frénétique du week-end précédent. En cause « la semana blanca » (vacances scolaires d’hiver). Parking au pied des pistes. Court portage et remontée au col des Moines (pour les uns), puerto de Jaca (pour les autres). Sommes sur la voie jacquaire Arudy-col du Somport. Entre pic et col des Moines, pic Paradis, il n’y a pas de doute… sauf que nous allons en sens contraire !
Montée, jamais trop sympa, par une succession de Z resserrés, vers le lac de las Truchas ou de l’Escalar. Un verrou et le lac est là. Belle vue sur un cirque qui, d’Ouest en Est, court du Belonseiche à l’Escala, pic des Moines, col des Moines et Trampolingeles où la « Mule et son inséparable Intello » étaient le week-end dernier. Voir ICI.
Traversée du lac . Le col est vite rejoint. Vue magnifique vers le seigneur des lieux : « el Midi » des uns, l’Ossau des autres. Dépeautage et pause. Chouette endroit. Grande respiration. Les ski-randonneurs : des contemplatifs ? Pas tous…
Sous nous, des pentes douces conduisent, à gauche, vers le Plaa de las Baquesᵗ et plus loin, la face Est du Castérauᵗ (ᵗ= toponymie – voir au bas du compte-rendu) et son lac. Sur notre droite, les pentes filent vers le Paradis, le Quartier de Rèbecᵗ au centre et, à gauche, sur la crête frontière, le pic d’Astu. Déjà les attaches claquent et c’est parti, avec pour cap le Castérauᵗ. Belles séries de S jusqu’au lac. Tout du bonheur. Passé le lac, une succession de petites combes très skiables conduisent à la cabane de la Hosseᵗ. A son approche, il faut zigzaguer, sans difficulté, entre cailloux et herbes apparentes. Pause déjeuner, idéalement assis sur le banc qui entoure la cabane. Jean-Pierre nous observe. Nous aussi. Pas de vainqueur…
Passé la pause, pose des peaux pour remonter par le vallon du Rèbec qui longe le Paradis. Départ. A quelques mètres de la cabane, la cuadrilla traverse un petit ruisseau. Juste au-dessus du ruisseau, de la falaise rocheuse jaillit une résurgence du lac Castérau. La cabane de la Hosseᵗ du gascon hos,-se pour fosse, trou profond (source Palay). La cabane de la résurgence. Tout s’expliquerait (toponyme : science de l’incertitude !).
L’Intello, co-encadrant, ferme la marche. Avantage pour lui : pouvoir prendre des photos, sans gêner les copain(ne)s. De très beaux champs de neige à remonter devant-nous. Photos. Passé les pentes du Paradis, au-dessus du ruisseau du Rèbec, il faudrait tirer sur la droite pour rejoindre le col des Moines. Commence alors le « deux en un ». Ghislaine tire plutôt sur la gauche. Une belle trace continue remonte vers la crête frontière. Larges Z montants tranquilles. Nous les suivons. Ils nous conduisent à la crête. A droite, le col des Moines. A gauche, le pic d’Astu. Partons à gauche. Ultime effort. Pause des couteaux pour certains. Arrivons au pic d’Astu 2279… tant de fois monté par son côté Est. Satisfaction générale pour ce « 2 en 1 » inattendu proposé par Gislaine : « il y a des traces, cela passe donc… »
Dépeautage, claquement des attaches et descente pour aller chercher un collet, sans nom, alt 2241, situé à l’Est, à proximité du pic. Lui donner un nom ? Pourquoi pas le « pas(o) de las Truchas ». Le lac de Las Truchas 2120, qui conduit aux pistes d’Astún, est, juste en-dessous, à proximité plein ouest. Reste à partir dans sa direction. Depuis le col, traversée directe, sur 200 m, sans trop perdre d’altitude et pouvons enfin nous orienter directement vers le lac dans une neige, un peu lourde, mais tout à fait skiable. Le tour est joué. Les pistes, bien enneigées, sont vite atteintes. Une succession de combes permet de rejoindre le point de départ. Boucle bouclée et de la plus belle manière. Les pentes du matin, pour rejoindre le lac de l’Escala, toutes orientées plein sud, auraient été compliquées à descendre entre neige soupe, cailloux, rhodos et autres rugosités…
Satisfaction générale pour toute l’équipe. La descente vers la cabane de la Hosse : un beau moment plaisir. La magnifique remontée vers le pic d’Astu un deuxième beau moment de ski de randonnée. La descente du col de Las Truchas à la station : une trouvaille carrément efficace. Tout du bonheur !
Excellente pioche que cette boucle inattendue concocté par Ghislaine. Même la Mule est sortie plutôt euphorisée de cette sortie. C’est peu dire, elle qui râle tout le temps…
A plus sur les pentes
– par Beñat
Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration
– Castérau du gascon casteri/casteret = muraille granitique semblable à une fortification
– Hosse du gascon hos,-se == fosse, trou profond
– Plaa de Las Baques du gascon baques = vachers
– Rébec du gascon/aragonais rebec = izards (terminologie venue d’Aragon)
Crédit photo: Bernard Boutin