Goust – grand huit à Bèsᵗ


l’Escala depuis le lac de Besse

Plus bas : 825 pk Goust
Plus haut : 1780 Montagnon de Besse
Dénivelé : 1390 m
Distance parcourue : 17 km
Participants : Sandrine Murget, Martine Gabe, Jean-François Toxé encadrés par Bernard Boutin
Temps : luminosité moyenne, rafales de vent du sud

Date : 24 janvier 2025

Bonne pioche cette sortie. Un parcours dans le genre « tout sauf GR ». Peu après le départ, au-dessus de Goust, arrivés au plateau de Lusque, le quittons pour rejoindre l’arrec de Besse (Bès) et le remonter, en le longeant sur sa rive gauche, par le haut. Forêt de hêtres et sapins. Beaucoup d’arbres au sol. Sente quelque fois obstruée. Vent maudit. Un sapin au sol. Des branches déchiquetées au milieu de la sente et une grosse touffe de poils accrochés à l’une d’entre-elles. Couleur ours ! Va savoir…
Sortie de forêt. Retour sur les abords de l’Arrec. Neige sous les pieds. Devant nous, au fond, le cirque de Besse du Pène Hourqueᵗ (ᵗ= toponymie – voir au bas du compte-rendu) à l’Escalaᵗ en passant par le Montautᵗ . Couverture nuageuse, haute, grise, menaçante. Belles couleurs. Virage à droite pour rejoindre la cabane de Besseᵗ . Dans la neige, un baton frappe, sous la neige, un objet qui résonne. Une bouteille de vin ! Que fait-elle là hors sente, au milieu de nulle part. Un chasseur à l’affut l’aura « oubliée » ? Endroit insolite pour déguster son millésime. En pleine pente. La bouteille redescendra dans la vallée.
Arrivée, par le sud, à la cabane : deux matelas humides, en mousse, pourrissent sur la pente à quelques mètres de là. Colère. Le temps des vandales. Faudra t’il équiper les cabanes de caméras ? et qui pour redescendre ces « ânes morts » gorgés d’eau ? Photo envoyée à la mairie de la commune propriétaire : Laruns. A suivre…
Pause. Vue toujours aussi belle sur le cirque de Besse depuis une cabane idéalement placée.
Montée au col de Besse suivi du pic des Gentianes. Justement, pour une sortie de fin janvier, repérerons, en fleur, une gentiane de Koch et une petite gentiane. Y-a-plus de saison !
Retour sur nos pas pour parcourir la crête de Besse et passer par le Montagnon du même nom. Des rafales de vent du sud déferlent depuis la frontière. L’Ossau fait grise mine, enveloppé d’une écharpe nuageuse. Pas de menace de pluie pour autant. Plafond élevé.
Sous nous, le petit lac gelé de Besse. Y faisons un saut. Photo inédite qui magnifie le pic de l’Escalaᵗ, situé au bout de la crête de Besse. Retour à la cabane de Besse et pause déjeuner. Croisons là les deux seules randonneurs que nous verrons de la journée.
Toujours sur neige, nous traversons le « fond de Besse » pour rejoindre à l’Est le col d’Abetᵗ. Remontée de la crête qui conduit au Pène Hourque. Pentes fortes, enneigées à droite, exposées à des rafales de vents du sud à gauche. Attention requise. Chute interdite. Rapide photo souvenir au Pène Hourque, étroit et battu par le vent. Retour sur le col pour descendre, vers le SE, dans le vallon de Bouerzy.
Débute une descente franche, sur des pentes en herbes, pour rejoindre une petite artigue d’où nous pénétrons dans le long bois du Bouerzy, que nous quitterons seulement à l’arrivée à Goust. Entrée dans le bois pas évidente à trouver. GPS utile. Long cheminement sur un sente en pente douce. Belle atmosphère. Indiscutablement un secteur peu « parcouru ». Traces, par-ci par-là, de vieux sentiers. Choisir le bon. Un marquage rouge sur les arbres semble indiquer la voie. Indice incertain. Un indien dans la jungle. Moment agréable. A découvrir.
Une petite clairière, vite parcourue, et un virage à 90° à droite. D’une orientation SE (depuis le col) passons à NE pour tenter de trouver une longue vire, taillée par l’homme (pourquoi faire?) qui part dans la falaise vers le SE. Un décrochement rocheux l’obstrue partiellement. Quelques lacets. Passons l’arrec de Bouerzy. Nouveau décrochement rocheux et Goust est là.
Un parcours très varié avec des cheminements, au départ et au retour sur Goust, « sauvages », inhabituels, un parfum d’aventure (maitrisée toutefois par le GPS!).
Une belle ambiance partagée par tous, Martine, Sandrine, Jean-François et l’Intello. Une sortie pleine d’échanges tranquilles et de zen-contemplations. Magie du CAF !
Quand à la Mule, on le sait d’avance, elle râle. Elle en a plein les pattes.
A plus sur les sentes

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie. Crédit photo : Jean-François Toxé et Bernard Boutin
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration
– Besse du gascon bès (Palay, édition 1974) = ce qui coule, ce qui flue, se déverse (10 sources, proches du parcours, identifiées sur la carte IGN).
– Pène Hourque du gascon hour, hourquet = un lieu de confluence. Bifurcation. A cet endroit se rencontrent les crêtes qui viennent du col d’Abet, du Monhaut et du Bouerzy (inspiration ?)
– Escala de l’aragonais/espagnol escala = échelle pour montée rude, en escalier, en échelle en pierre
– Bouerzy du gascon bouérco = précipice (?)
– col d’Abet du gascon abet = sapin
– arrec du gascon arrec = ruisseau
– Lusque du gascon usclat = brulé (le plateau étant connu pour les brulages régulièrement réalisés)
– Monhaut de l’aragonais/espagnol monte = mont, et haut pour haut.

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