
Plus haut : 1800 (1760 pour la Mule et l’Intello) soum de Betouras
Dénivelé : 1360 m
Distance parcourue : 19k (18,3 km pour la Mule et l’Intello)
Participants : Olivier Bonnave, Jacques Brus, Sandrine Caparrus, Joelle Craverio, Valérie Daugreilh, Brigitte Dupuch, Carl Kerloch, Jean-François Tilhet-Prat, Bernard Boutin encadrés par Jean-Luc Guilhempourque
Temps : journée fraiche, luminosité éteinte, pas de vent
Date : 18 janvier 2025
Depuis Ferrières – là où il y a du fer ! -, au-dessus des mines de Baburet (plus sur le sujet : ICI) devons nous garer à un « parking obligatoire » d’où, après un lacet, nous rejoignons un deuxième parking occupé par « battue en cours » = gros pick-up et cages à chiens caractéristiques ! « parking réservé ». A quand un site, accessible aux randonneurs, pour se tenir informé, avant de sortir, des risques de prendre une volée de plombs ou autres chevrotines ?
A droite, une sente « intimiste » part direction nord. Belle forêt. Principalement de hêtres. Sentier peu pratiqué. Quelques arbres l’obstruent. Instruction simple de Jean-Luc à ceux qui mènent le « train ». Vous attendez quand le sentier rejoint la crête (qui descend de la Gélaque jusqu’à l’Ouzom).
Pour avoir « pratiqué » JLG plusieurs fois, il faut reconnaitre que sa méthode est inhabituelle… et sacrément efficace : laisser partir devant et donner un point de regroupement où l’attendre. Ainsi, ceux qui veulent cavaler, cavalent… un certain temps ! Fiche manuscrite à la main : « les points de décision » sont identifiés. Du genre : à l’altitude 1046, crête rejointe, virage à 90° et remonter, le long de la crête, sur la gauche.
Derrière, c’est « plus cool », observation des sources, izards (nombreux sur ces pentes exposées Sud), appareils photographiques pour repérer la « bête du Gévaudan » locale etc. Un loup serait là… Partager toponymie, histoire, fleurs, champignons. Ecobuages aussi… Nos montagnes : une encyclopédie de découvertes.
Trêve de divagations. Cette crête, orientée NO, monte « franchement » pour rejoindre celle qui court d’Ouest en Est dans le prolongement du Jaut : soum d’Arristeᵗ, Bétourasᵗ (ᵗ= toponymie – voir au bas du compte-rendu), Gélaqueᵗ, puis Mondragon.
Pause : belle vue vers le sud, avec en première ligne, le petit Gabizos, les Taillades, le Grand Gabizos, Louesque puis continuation vers le Ger. Sans le soleil promis, avec un voile nuageux en altitude : lumière éteinte. Fraicheur au lieu de douce chaleur promise. Dommage. Pauvreté photographique.
Arrivée à la crête, entre Bétouras et Gélaque. Arrêt toponymie : Gélaque, du gascon gélat = gel, gelée. Sous nos pieds apparaissent confettis de neige taulée, carreaux de glace, pierres frigorifiées. Tous ensemble, ils nous accompagnent pour monter à la Gélaque, revenir sur nos pas, passer le col d’Arriste et remonter la crête qui conduit au Bétouras. Passant au coté sud, du fil de la crête, la neige n’est pas continue. Attention toutefois requise pour éviter des glissages imprévues.
A 60 m de dénivelé du sommet, la Mule dit « basta ». Et quand une mule s’entête, rien n’y fait. Manque d’agilité sur terrain « glissant ». Pause contrainte. L’intello n’y peut rien. Etre concentré, « step by step », « too much » pour elle. Pourquoi de l’anglais ? Elle est originaire des Highlands écossais où les pentes sont généralement douces et herbeuses. Bref pause déjeuner, à deux encablures du sommet. Claque pour l’humilité de l’Intello. La Mule en rigole…
Déjà les compagnons redescendent. Izards prudents. Quittons la crête, peu avant le col d’Arriste, pour rejoindre une piste… de quad qui conduit jusqu’au col de Louvie. Sommes face au sud. La neige a disparu. Longue descente, de près de 4 km, sur une pente douce et régulière. Idéale pour blablater. Au col de Louvie, virage à près de 360° pour continuer à descendre sur 7,5 km. Toujours sur piste : quatre sources le long du parcours. Des bassines, enfouies dans la végétation, pour faire fondre le minerai de fer. Un cayolar abandonné. Cabane de Coumsᵗ. Sur la sente, la trace d’un animal qui a été tiré par les chasseurs. Un sanglier probablement.
Arrivée au parking et descente au Moulin de Ferrièresᵗ qui a repris du service, en 2022, après près de 20 ans de fermeture. Patrimoine local. Une belle carte et des animations toute l’année. Ne pas oublier d’y faire un saut quand vous passez dans la vallée. Faire revivre cette vieille institution locale. Chacun peut y participer. Pour l’Intello, un moment particulier, il y venait, conduit par sa famille, déguster régulièrement un chocolat chaud, les jeudis après-midi, de la période scolaire, au milieu des année 60 !!! Une réelle bouffée d’oxygène au sortir du Collège de Bétharram. Souvenir, souvenir…
A plus sur les pentes
– par Beñat
Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit phto : Bernard Boutin
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration
– Ferrières du latin ferrarius = qui concerne le fer
– Arriste du gascon arre = rocher mais aussi de l’espagnol arista pour crête. Crête rocheuse (inspiration de l’Intello)
– Gélaque du gascon gélat = gel, gelée
– Bétouras du gascon beterou, beterot = petit veau
– Coums du gascon coum = combe
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie. Crédit photo : Bernard Boutin