
Plus haut : 1588 pic Sésérite
Dénivelé : 1200 m
Distance parcourue : 13,4 km
Participants : Mailys Boutin, Nicolas André et Bernard Boutin
Temps : peu de soleil, pas de pluie, vent du sud
Date : 5 janvier 2025
Même introduction que la semaine dernière : « vu la raréfaction de la neige… » toujours pas de ski de rando. Conséquence : sortie, à nouveau, dans le Pièmont pour, cette fois-ci, faire découvrir à Maïlys et Nico le sommet du Sésérite 1588 qui, derrière le Rey, domine la « Maïsou » qu’ils rénovent à Izeste. Objectif : faire une boucle passant par des cheminements inhabituels. Rejoindre le Sésérite, par le sud, en longeant la Gangue de Lersᵗ (ᵗ= toponymie – voir au bas du compte-rendu)) et descendre, par le vallon, qui court sous le Turounetᵗ de Lauda. Un itinéraire que les skieurs de randonnée connaissent bien. Au bas du vallon, allons chercher une sente raide qui monte « tôt dret » pour rejoindre la Coumèteᵗ d’où nous descendons vers le Port d’Aste et son fameux alignements de granges. Sans aller loin, un plein de nouveautés !
Montée par le chemin des bergers à partir du village d’Aste jusqu’à 930 d’où, en partant sur la droite, nous allons rejoindre le GR du tour de la vallée d’Ossau qui arrive depuis les Granges du Dès. Partons plein NE pour rejoindre le Coutchetᵗ. Pas âme qui vive sur les pentes du Sarratᵗ. Pourtant, la vue porte loin. Ni chevreuil, izard, renard à l’horizon. Vus ici en d’autres temps.
Quelques restes de neige au Coutchetᵗ, légère descente vers le fond du vallon de Lers, virage à gauche pour aller chercher la hêtraie, sous la Gangue de Lers, qui permet de rejoindre un collet (sans nom) sous le Sésérite. Pas de cairn et neige sous les pieds. Sente « devinable » mais pas certaine. Garder le cap et sortons du bois, juste sous le sommet aisément rejoint. Territoire d’estive, cheminement aisé.
Au sommet, le vent du sud souffle plutôt fort. Il a beau descendre violemment depuis l’Aragon, il n’est pas chaud pour autant. Repli, sous le sommet, coté NE pour une pause casse-croûte bienvenue. Soupe chaude, quiche, fromage du pays et chocolat. La Mule se requinque ! L’Intello se refroidit…
Maïlys et Nico cherchent, sous nous dans la vallée, la « Maïsou ». Le « poey » du jardin est repéré. Quant à la maison, plus petite, c’est moins évident. Pour l’Intello, les yeux sont clairement moins aigus que ceux des jeunes. Ce qui est certain, c’est que le Sésérite est plus visible depuis Izeste que l’inverse. Question de poids et surtout de volume !
Retour sur nos pas pour rejoindre le collet. Un groupe d’une quinzaine de personnes remonte la pente. « Des cafistes » lâche Maïlys. Etonnement pourtant, ceux-ci arrivent en « tirailleurs sénégalais » et non pas en se suivant « sagement » les uns derrière les autres, à la queue-leu-leu. Les premiers passent devant nous. Pressés. Les autres suivent en désordre. Question aux derniers qui ferment la « collective » : « à quel Club appartenez-vous ? » Réponse : « pas tout à fait un club, on participe à une « rando célibataire » organisée par un accompagnateur de la vallée d’Ossau« . Tout s’explique et notamment la progression inhabituelle du groupe. Chacun de son côté. Les célibataires ne se connaissent pas. Pourvu qu’ils aient assez de pauses pour échanger…
Au collet sans nom, partons SO 1540 dans un vallon bien visible qui longe la crête du Turounetᵗ de Lauda pour rejoindre la route forestière 1185 qui vient des abreuvoirs de Lourziou. Pente à la limite du 30° à ne faire que si sèche autrement glissade possible.
Après quelques centaines de mètres sur la route, la quittons 1140 pour grimper fortement, tout droit plein sud dans une belle hêtraie. 1190, arrivée à la Coumèteᵗ, beau replat noyé sous les hêtres et la mousse. Coumet = l’abreuvoir. Pas vu ! Y revenir pour le découvrir.
Sortie du bois et vue sur la douzaine de granges d’Aste qui font toutes face à l’ouest. Beau coup d’oeil sur des granges bien entretenues, pierre et ardoise, en dehors de la première qui est surmontée d’un mur en parpaing inachevé qui n’a rien à faire dans cet endroit patrimonial. Derrière, un pré où 3 malheureux ânes semblent abandonnés à un triste sort. Pour preuve, leurs sabots déformés d’une longueur excessive poussant vers l’avant, en pince. Pieds en « babouches » longs, pointus qui rendent les animaux infirmes. Triste à voir.
Passé les granges, retour par le sentier de bergers de l’aller qui, au fil des années, semble toujours plus « pénible » à descendre. Empierré inégalement, cailloux roulant, un pensum. Mais un pensum utile pour rejoindre rapidement le village d’Aste.
A plus sur les pentes
– par Beñat
Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration
– Ganga de Lers du gascon ganga = crête et Lers = vallée suspendue
– Coumète du gascon coumet = abreuvoir
– Turounet du gascon turoun = un point haut, hauteur
– Sarrat du gascon sarrat = crête souvent herbeuse et montante
– Coutchet du gascon coutchet = petit col
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie. Crédit photo : Bernard Boutin