Somport-Astún : Arnoussère, Arnousse, Bénou, Belonseiche


crête frontière parcourue vue depuis Bélonseiche
Plus bas : 1426 m pk chalet Cadier/Peyrenère
Plus haut : 2296 m pic Belonseiche
Dénivelé : 1450 m
Distance parcourue : 17,3 km
Collective du Club Alpin Pau : Martine Gabe, Isabelle Molin, Thierry Aubert et Bernard Boutin
Temps : beau et chaud.

Date : 6 août 2024

Sous le col du Somport, départ depuis Peyrenère, en direction du col de Lazaque, afin de rejoindre la crête frontière et la parcourir, à partir du pic d’Arnousse jusqu’au pic de Bélonseiche (pico de l’Escalar, Urtxintxak) en passant par le pic Bénou et la punta Torrullas. De suite, l’ambiance est donnée, des noms différents de part et d’autre de la frontière. Des langues différentes aussi : du gascon, du français, du basque – alors que nous sommes en Aragon !-, de l’aragonais et de l’espagnol.
Si la toponymie est « prise-de-tête », une chose est certaine, sur l’ensemble du parcours la vue est magnifique. Peut-être plus vers le sud que vers le nord ? Le coup de coeur visuel étant pour la belle Sierra de Partacua, dominée par la peña Telera.
Cheminement sans difficulté que ce soit sur les pentes ou la ligne de crête. Estive plutôt que rocaille sous les pieds. Isards plutôt que brebis. Vue tranquille et apaisée. La Mule est ravie, pour une fois, du choix fait par l’Intello. Elle se satisfait un peu vite. Le retour à l’enclos demandera, en fin de journée, de remonter au col de Lazaque : 240 m de dénivelé sur près de 2 km. De quoi achever de fatiguer l’équipage.
La crête frontière, parcourue entre le l’Arnousse et le col d’Audas, domine, au sud, la station de ski d’Astun. Point le plus haut : le pic de Belonseiche 2296. Drôle de nom. Pas d’explication toponymique. Pas d’explication claire non plus pour Arnoussère, Arnousse, Audas ou encore Astún. Frustration !
Pause au pic, face, vers le ENE, à l’ibón de las Ranas (ou del Escalar). Traduction : lac des grenouilles ou lac de l’échelle. A vous de choisir selon l’humeur. Joli petit lac, sous le col des Moines, entouré d’estives, qui s’envase. Effet du réchauffement climatique ?
Descente au col d’Audas, où l’on quitte la crête, pour « plonger » tout droit, direction NO, dans le vallon du Bénou. Pas de sentier mais des sentes animales, un peu dans tous les sens. Isards à nouveau. Suivons, par sa droite, le talweg du « ruisseau du Bénou », pour rejoindre la cabane en ruine… du Bénou. On est dans le secteur du Bénou-en-Aspe mais pas dans celui du Bénou-en Ossau. Pourquoi Bénou-ici et Bénou-là ? On ne sait. Tout comme on ne sait les origines du mot Bénou, lui-même !
De la cabane en ruine, par une petite « biscouette » à chercher sur notre droite, rejoignons un GR, variante de la HRP, qui relie Peyrenère au refuge Larry et le col d’Ayous. Reste juste à le suivre pour retrouver le point de départ. Un retour un peu long qui amène l’Intello à réfléchir à revisiter ce parcours sous forme de TEC (traversée échange de clef), entre Peyrenère, Bélonseiche avec continuation, avec une échappée au pic des Moines, jusqu’au col des Moines et la station d’Astún. Avantage : plus de crête à parcourir et moins de vallon à descendre et remonter. A refaire à l’automne.
Retour sur le GR : un peu de monde, tantôt trop équipés, tantôt pas du tout ! Une pensée pour ce couple d’un certain âge, croisé transpirant à fortes gouttes, sans sac à dos et donc… sans eau, sous le col de Lazaque ou à cet autre, chargé comme des mules à qui nous annonçons une source proche… et qui, quelques secondes plus tard, nous appelle à grand cris. L’Intello y avait oublié ses gants. Trop rêveur !
Ce mois d’août, restera plein d’images de touristes s’attaquant à la montagne avec des équipements inadaptés. Semaine dernière, sous le lac de Gaube, ils étaient des centaines pris par l’orage sans protection aucune. Une semaine plus tard, à l’inverse, d’autres, avec de jeunes enfants marchaient, au-dessus du plateau de Bious-Artigues, sans bob ou protection solaire, sous un soleil accablant.
Arrivée à Peyrenère et descente à Urdos pour prendre le pot de fin de sortie, sur la terrasse ombragée de l’hôtel des Voyageurs. Une belle découverte à recommander.
A plus sur les sentes

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie. Crédit photo : Bernard Boutin

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