
Plus bas : 1433 m pk Bious Artigues
Plus haut : 2487 m pic Peyreget
Dénivelé : 1350 m
Distance parcourue : 17,8 km
Collective du Club Alpin Pau : Thierry Aubert, Joelle Craverio, Cedric Foissac, Alain Querard, Robert Vtipil, Gabriel Morin, Gaby Haubitz encadrés par Xavier Damez et Bernard Boutin
Temps : belle journée, température agréable
Date : 6 juin 2024
Première impression : la « préposée au racket », installée au niveau du parking de Bious Oumetteᵗ, est contente de voir ses premiers clients du jour. Elle sait s’y prendre : sourire et tchatche au moment de nous arracher 7 euros du portefeuille.
Arrivés au plaa de Biousᵗ (ᵗ= toponymie – voir au bas du compte-rendu), libre de bovin, ovin et caprin divers, un magnifique parterre de fleurs nous attend. La transhumance, c’est sympa mais quels dégâts pour la flore !
Pas d’izard entre plateau et bois des Arazuresᵗ. Ils y sont souvent. Il n’y en aura d’ailleurs pas tout au long de la sortie. Ni même à Moundelhsᵗ où l’Intello en a compté 135, il y a quelques années, ni sur les pentes du Peyregetᵗ, ni au-dessus de la cabane de Cap de Pount. La faute à qui ? Au loup ? Les izards, les nouveaux migrateurs du XXIè siècle.
Sous la cabane de Cap de Pountᵗ, beaucoup de fritillaires. Pourquoi faut-il donc qu’elles penchent la tête en permanence ? Peur d’être vues alors qu’elles sont si belles ?
A la cabane, le collectif rejoint la HRP qui court de Pombieᵗ au Somport, par le col des Moines. Remontée, (enfin, on monte !) vers la cabane de Peyreget. Parcours semé de beaux pins à crochets. On aurait envie de les rebaptiser, sans grand changement : pins accrochés, tellement ils se fixent dans des anfractuosités rocheuses ou dans des positions abracadabrantes…
Pause à la cabane. Un abreuvoir : l’eau y coule à flot. Rare en ces temps d’incertitudes climatiques.
Remontée vers le lac de Peyreget. La neige apparait sous nos pieds. Elles nous accompagnera pendant de longs moments. Inhabituel à ces hauteurs pour un début juin.
Lac de Peyregetᵗ : vue inhabituelle sur l’Ossau. Le petit pic parait plus haut que le grand. Pierre domine Jean.
Départ vers le col de Peyreget. Cheminement rocheux, désagréable. Promesse de neige. Xavier suggère de rejoindre la crête qui conduit du col de Liou au Peyreget. Cheminement en neige et la crête est rejointe. Remontée franche vers le sommet mais sans difficulté.
11h15 et arrivée au sommet : vent frais et avance sur le timing : trop tôt pour déjeuner. Descendons vers le col de Peyreget puis direction le refuge de Pombie. Descente tout en neige : « les crampons, on les a, on les met ». Ne pas confondre crampon gauche et crampon droit. Plus fort encore : ne pas les mettre « upside down » (pointe vers le haut). Oui, cela, s’est vu !!!
Arrêt au-dessus d’un lac pour la pause « casse-croûte » : Eau turquoise sur fond de neige. Un bout de ciel bleu s’y est réfugié !
Descente vers le refuge de Pombie. Toujours en neige. Molle, elle est facile à parcourir… sauf quand elle cède sous le poids des randonneurs.
Café au refuge. Léon (le gardien) détendu. Une nouvelle saison démarre pour lui, la 17ème. Les compteurs sont au beau fixe. L’avalanche de touristes, c’est pour plus tard.
Pensum du jour : traverser toute le raillière, qui court le long des pentes SE de l’Ossau, pour rejoindre le col de Suzonᵗ. Attention requise. Faux pas dans la pierraille = bobo certain.
Col de Suzon, descente en neige – encore ! – pour rejoindre le bas de la crête de Moundelhsᵗ et remonter vers la brèche inférieur de Moundelhs. Elévation franche.
Depuis la brèche, la sente, pour atteindre le bas du cirque éponyme, est effacée. Les intempéries l’aurait-elle emportée ? Plus bas, ce sont les rhododendrons qui la recouvrent. Dommage, ce circuit est tellement plus intéressant que la longue et monotone descente de Magnabaigtᵗ. Le PNP (parc national des Pyrénées) voudrait-il nous cantonner à ses sentiers officiels ? Ne lâchons rien. S’en souvenir : y passer à nouveau en 2025 !
Au jardin anglais, pas d’anglais, ni de fleurs auxquels on pourrait légitimement s’attendre ! Beaucoup d’eau par contre.
Longue forêt, assez propre. Nombreuses sentes. Peu ou pas de cairn. Il suffit de descendre tout droit et le lac des « Prés aux Bœufs » est atteint (Bious Artigues). A propos, vous préférez quoi ? Prés aux Bœufs ou Bious Artigues. Dans le premier cas, la prochaine fois, allez randonner dans le Morvan, le Jura ou les Vosges ! Bious-Artigues : une langue = un patrimoine.
A plus sur les sentes.
– par Beñat
Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???). Source : Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration
– cap dou Pount du gascon cap = tête et poun(t) = pont. La cabane en haut, à côté du pont
– Peyreget du gascon pèyre = pierre
– Magnabaigt du gascon baigt = vallon et du latin magna = grand
– Moundeilhs du gascon moundeils (mondelhs) = crêtes escarpées
– Bious Artigues du Gascon biou = boeuf et artigues = prés
– Col de Suzon du gascon suzon (suson) = supérieur. le col d’en haut. Par opposition à jusoû = inférieur, en bas
– Pombie (pontvia) du gascon pont = pont et du latin via = voie. Le pont sur la voie qui est en bas au caillou de Soques
– Bois des Arazures du gascon arrazure (arrazuro) = terrain rasé, pelé, sans intérêt pour pâturer
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Crédit photo : Bernard Boutin