Laruns : cabanes d’Arrioutort et de Besse en boucle


au centre, en bas : la cabane de Besse
Plus bas : 560 m pk pont de Barthèqueᵗ Laruns
Plus haut : 1703 m col de Besse
Dénivelé : 1330 m
Distance parcourue : 15,6 km
Participants : Bernard Boutin en solitaire
Temps : trés belle journée fraiche, ensoleillée et sans vent

Date : 11 avril 2024

Belle sortie solitaire pour tester, en randonnée pédestre, la Mule après un hiver « poussif ». L’idée était de remonter la crête fleurie de Besse (entre le col de Besse 1700 et l’Escalaᵗ). Dans les faits, la neige est sous les sabots de l’animal dès les 1400m. Pas de trace devant. Faire la trace dans 10 à 15 cms de fraîche. Bonnes chaussures au pied : TVB. Dès la sortie du bois des Tailladesᵗ, vues magnifiques sur les massifs enneigés et scintillants !
Au col de Besse (1703), il est clair que pour la crête fleurie, c’est un peu tôt : neige en continue et corniches sur le fil. Ne pas s’exposer.
Plan B : descendre à la cabane de Besseᵗ (ᵗ= toponymie – voir au bas du compte-rendu) pour y déjeuner face au cirque « éponyme » (mot rébarbatif pour éviter les répétitions !). Neige jusqu’à la cabane. Beaucoup de traces animales : biches, sangliers. Cerf même. La descente vers Besse est belle.
A la cabane, pause déjeuner sur le banc, orienté vers le cirque de Besse et derrière l’Ossau à gauche, et le Sesques et son Caperanᵗ au centre. Bonne pioche ce coin repas.
Retour sur nos pas (nos : une Mule plus un Intello). Au col,la trace a été creusée par le passage d’une collective du CAF de Pau menée par le tandem Thierry-Clapi. Une quinzaine de participants que nous retrouvons, en bas, à la cabane d’Arrioutortᵗ.
Bonne ambiance détendue par eux. Gâteaux, chocolats, canelés et autres délicatesses circulent. Beaucoup d’amis sur place. Trop. L’attelage, un peu ours, file vers la descente par la rive gauche de l’Arrioutort. La plus belle façon de rejoindre Laruns débute, par un long parcours gymkhana, sur la neige. Objectif, traverser 3 talwegs afin de rejoindre l’Arrioutort. Pas de sentes pendant un long moment. Un fil d’Ariane apparait, de temps à autre, au-dessus de la neige. L’Intello aime. La Mule moins. Elle aime bien les cheminements clairs, sans prise de tête…
Ambiance, « un-indien-dans-la jungle », sur la première moitié du parcours. La force de l’habitude aide. GPS en « back-up ». Beaucoup d’humidité au sol. De la neige pendant un long moment. Bien entendu pas de trace de « bipèdes ». Cette descente, sous les bois, est bien plus sympa que la montée qui suit un « chemin de berger » empierré sur une bonne moitié du parcours. A mi-chemin, la neige disparait. Les sentes sont plus franches et un vrai sentier ramène, par les belles estives des granges d’Espouey, à la cascade de Lars et au pont de Barthèque.
Content d’avoir terminé ce parcours, plus long depuis la cabane d’Arrioutort (6,5 km) mais ô combien plus riche en impressions et points de vues que la montée (5,7 km). A refaire.
Pour une reprise : 1330 m+ et 15,6 km. Plutôt pas mal. Intello content. Mule craignant la suite…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???) :
– Besse du gascon bés pour ce qui coule, flue, déversoir, ruissellement de l’eau (Palay + inspiration).
– Escala du gascon escalà = passage difficile en forme d’escalier (Palay)
– Capéran de Sesques du gascon capéra = cloché, aiguille
– Arrioutort du gascon arriou/tort = ruisseau/méandres
– Barthèque du gascon bartèc = jeune hêtre pour la chauffage
– Escala du gascon escalà = passage difficile en forme d’escalier
– Taillades du gascon talhade= coupe (du bois)
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie

Laissez un commentaire