
Plus bas : 936 m pk des Oeufs/Cauterets
Plus haut : 1929 pic des Bains
Dénivelé : 1020 m
Distance parcourue : 14 km
Collective du Club Alpin Pau : Bernard Boutin, Baptiste de Ponthaud, Denis Haller, Jeanine et Christophe Mantoulan, Fabrice Vincent, Claude Weiss encadrés par Bernard Loustalan
Météo : grand beau, frais à l’ombre, pas de vent
Partir du parking des « oeufs », face au Casino de Cauterets, est plutôt classe. Une ambiance « station thermale du XIXè » rythme nos premiers pas : beaux bâtiments, hôtels de grand « standing », espaces aérés, commerces variés. Tout est propret. Manque l’ambiance : les calèches, sièges à porteurs, Eugénie et les autres… En cette fin, Novembre, tout est fermé. La station nous appartient.
Traversée de la ville pour rejoindre, au-dessus des Thermes, un large chemin, qui monte rejoindre les pâturages du Liseyᵗ (ᵗ= toponymie – voir au bas du compte-rendu). Une longue succession de virages, en Z, parfaitement entretenue et à la portée de tous. De beaux murs de soutènement la borde. La Mule sur le coup est super contente : une sortie plus proche du 1 que du 2. Cela tombe bien, pour elle qui a un nerf douloureux entre la « couronne, le boulet et le sabot » (voir morphologie d’une Mule !).
Après 42 virages – c’est le GPS qui dit – sortons de la forêt pour une « pause banane », à deux pas d’une cabane en pierre de taille (fermée) appartenant à l’Office National des Forêts. A notre droite, la longue canole à remonter sur une pente ferme. Toute en herbe et proche des 35/40%. Couloir à avalanches en hiver probablement.
Remontée du couloir. La collective joue (un peu) de l’accordéon. Virage à 90° pour prendre un cap OSO afin de rejoindre le pic des Bains qui domine… les Thermes.
Des ronds rouges sont censés conduire à destination sauf que la végétation envahissante, rhododendrons plus pins « accrochés » à la forte pente, les camoufle. Bernard (l’encadrant, pas l’intello), indien dans la jungle, nous conduit, sans doute aucun, à destination. Un parcours sanglier. Une progression lente mais certaine. Les ronds rouges ne sont jamais loin. Une crête apparait. Quelques pas supplémentaires et le pic des Bains est atteint. Vue imprenable sur tous les grands de ce petit monde. En citer quelques uns : le Labas, droit au fond du vallon du Lutour, le Péguèreᵗ plus proche, le Grand Barbat, le soum de Grum, le Moun Né, le Cabalirosᵗ… et bien entendu une vue plongeante directement sur la station de Cauterets d’un coté et La Raillèreᵗ de l’autre. Une beau belvédère qui se mérite. Dommage cette trace qui disparait sous la végétation. Un peu plus de passage, la sente serait entretenue et la destination pourrait devenir un classique au départ de Cauterets.
Le pic des Bains : une victime de plus du réchauffement climatique avec « les arbres, les plantes, les fleurs qui remontent les pentes » et avalent les sentes non entretenues.
Pause déjeuner au sommet sous un beau soleil. Photo de groupe et retour par l’aller, au moins jusqu’au Lisey. La descente de la canole chauffe les genoux. Bâtons utiles.
Au Lisey, partons chercher un nouveau cheminement en Z, plus à l’ouest que le montant. Descente dans la forêt domaniale et après quelques virages, face à nous, deux chevreuils se déplacent paisiblement, dans le bois, sans se soucier de notre présence. Etrange, d’habitude, ils fuient pour se cacher.
Arrivée à Cauterets et recherche d’un bar pour célébrer cette belle sortie. Tout est fermé en dehors… du Carrefour City. Même un dimanche en fin d’après-midi !
Au final, pot sympa, de fin de course, pris au café de l’Autrement Dit à Pierrefitte Nestalas. Pas mal de chocolats chauds au programme. Les températures baissent. Quand aux gâteaux secs de Jeanine, ils seront dévorés en un rien de temps par une équipe purement masculine en dehors de… Jeanine.
Merci à Bernard pour la destination originale choisie et son désir de nous faire mieux connaitre la ville de Cauterets à laquelle il est attaché. Merci aussi pour ses photos qui illustrent ce CR. Contents.
A plus sur les sentes.
– par Beñat
Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie (source le Palay, le Bourbon, l’inspiration… ) :
– Cauterets du gascon cautarers = chaudrons. Lieu où il y a des bains chauds (Palay)
– Lisey du gascon liis = lieu de pâturages peu rocailleux (B. Loustalan).
– L’Arraillère ou La Raillère du gascon Arralhère / Arralhèra = éboulis (Palay)
– Cabaliros du gascon cabale = jument, lieu où il y a des troupeaux de chevaux et juments (caballo = cheval en esp.)
– Péguère du gascon pégue = colle, résine des pins (pegar = coller en esp.)
Crédit photo : Bernard Loustalan et Bernard Boutin
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