Accous : « montagnes russes » entre Aspe et Ossau


Embarrère à gauche, Bergon à droite

Plus bas : 873 m pk Araille/Aoulet
Plus haut : 2188 m Mardas
Dénivelé : 1600 m
Distance parcourue : 17,7 km
Collective du Club Alpin Pau : Alain Colman et Bernard Boutin
Météo : beau, température agréable, pas de vent
Date : 26 juillet 2023

« Montagnes russes » avec sept montées successives : celle tout d’abord du col d’Iseye depuis le parking d’Araille/Aoulet (la plus longue avec 950m+), ensuite celles de la Table de Ponceᵗ (ᵗ= toponymie – voir au bas du compte-rendu), du Mardas, du Montagnon d’Iseyeᵗ, du pic de la Tailladeᵗ, de l’Escalaᵗ et pour finir celle du Montagnotᵗ avant de redescendre en boucle sous les crêtes de la Table de Ponce et de l’Embarrère pour rejoindre le col d’Iseye et retour. 1600 m de dénivelé, comme d’hab !!!
Sur tout le parcours, beaucoup de brebis, vaches, chevaux et même des porcs gascons à la cabane Lapassa. Une sortie entre vertes estives et pics d’accès faciles.
Aussi beaucoup de fleurs même si le rouleau compresseur est à l’oeuvre, plein pot, depuis la transhumance ! Un secteur, champêtre à souhait, où l’herbe domine largement le minéral. On pourrait se croire en Pays Basque.
Comme toujours, foule au lac du Montagnon. Son coeur fait des ravages. Des touristes partout, autour de ses rives. Certains se baignent dans une eau de couleur douteuse où brebis, vaches, chevaux viennent s’abreuver et plus… D’autres, plus courageux, montent au Mardas et au Montagnon. Tous viennent par la « voie d’Iseye » et le col de la Taillandère. Le lac du Montagnon, un « hot spot » de la vallée d’Aspe.
Par contre, pour 80% de la sortie, personne croisé, à l’aller, entre le départ et le Mardas et, au retour, seulement deux randonneurs au col d’Iseye. Incroyable moutonnite de la race humaine.
Au sommet de l’Escala, la peau d’un melon, les pépins servent de cairn sommital. Le tourisme de masse, c’est aussi cela !
Descente et arrêt à la cabane Lapassa pour gouter le fromage de brebis. Indiscutablement, un bien meilleur fromage que celui vendu au « carreau » des Halles de Pau. Onctueux, de caractère et qui reste en bouche un long moment. Dix mois d’affinage pour lui. Excellent. Toutes les économies « embarquées » y passent.
Le berger n’est pas là. Il est sur les pentes avec ses 350 bêtes. Pour une fois, il fait beau. En profiter, car les bêtes en ont assez de l’humidité qui dure depuis leur arrivée, il y a plus d’un mois. La cabane est, elle-même, difficilement accessible tellement entourée de boue. L’année dernière, la sécheresse sévissait. Quel temps en juillet 2024 ? Rien n’est certain de nos jours.
Alain mène le train. Normal, c’est un petit jeune. Il est né deux mois avant l’Intello ! Les pattes de la Mule sont moins fraîches…
Une bien belle sortie en bonne compagnie. Mise à l’agenda en tant que collective, elle n’a pas fait recette. Sommes deux seulement. Dommage pour les absents, ils ont eu tort. Une boucle à refaire à l’automne, l’ambiance doit être tout autre et les estives briller au soleil.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie (source le Palay, le Bourbon, l’inspiration… ) :
– Araille du gascon arralhèr = éboulis, raillère ?
– col, lac, Montagnon d’Iseye de l’hydronyme is = rivière (Bourbon)
– cabane d’Escurets du gascon curetas, curèrs = cuvettes, petites dépressions, dolines (Bourbon)
– Escala pour échelle, passage qui conduit au sommet (Boutin)
– coig Arras du gascon coig = col et du basque arr = pierre
– col de Montagnot du gascon mont = sommet (petit sommet)
– soum 2071 de la Taillade : du gascon talhade, talhante = entaille, coupure
– table de Ponce du gascon ponca = ponce. La montagne de Ponce est criblées de trous, de doline (Bourbon)
Crédit photo : Bernard Boutin
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