
Plus bas : 1315 m pk Sansanet
Plus haut : 2669 m pico Bisaurín
Dénivelé : 1715 m
Distance parcourue : 23,3 km
Collective du Club Alpin Pau : Gontran Citrain, Marie Enaud, Isabelle Molin, JL Potet, Gillles Pourrouquet, Christine Rubichon, JP Gspann, Adéline Massy, Bernard Boutin encadrés par JL Guilhempourqué et JP Bares
Météo : bonne en bas, fortes rafales et brouillard en altitude
Date : 16 juillet 2023
Réveil 4h pour la Mule et l’Intello. Gontran qui vient du Gers, s’est réveillé une heure plus tôt. C’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas. Au parking de Sansanet, brouillard, brumes ne sont pas loin. Ils nous poursuivent jusqu’au lac d’Estaens. Montée vers la « valle de los Sarrios ». Les izards sont bien là au-dessus de nous. La cascade est à sec. L’étiage du lac d’Estaens est bas. Brrr !
Au fond de la vallée, toujours aussi beau, le cirque d’Olibon. Un petit bijou. Création parfaite de la nature. Il y a manque juste au milieu… une belle cascade qui bondirait d’étage en étage !
Au programme de la journée : une palette de couleurs exceptionnelle. Rouge permien, gris Etretât, vert estive, blanc névé plus un zest de noir fossile. Mélange magique.
Basculement, au « puerto de la Bernera« , vers le fond du « barranco de los Catillones« . Au-fond, cap au « collado de Sécus » et, à mi-parcours, bifurcation sur la gauche vers le Bisaurín qui se cache dans les nuages. L’équipe avance bien. Le patron vérifie, de temps à autre, sur le Véron. On est dans les temps.
Le vent, complice du jour, nous pousse par derrière. Montée allégée. Une langue de neige et on tire sur la gauche. Main au rocher pour passer un léger ressaut. Sente facile mais ferme.
Altitude 2505 : des fossiles marins sur pierre couleur sable ! Quelle force imparable les a montés là ?
Le vent nous pousse toujours. Le brouillard l’accompagne. Crête du Bisaurín atteinte. Rapide replis sur nos pas pour s’abriter, sous le vent. Pause déjeuner. Il est 12h30 comme le voulait Veron !
Vue absente même si, par-ci, par là, le brouillard se déchire. Dommage. Il nous était annoncé une des plus belles vues des Pyrénées. Qu’importe : y revenir. Le coin est beau. Partout !
Une partie de l’équipe part chercher le sommet lui-même, à quelques encablures, histoire de vérifier si la traditionnelle boite aux lettres, en ferraille, y est toujours. Yes !
Toujours pas de vue. Frisquet, il fait. Retour en arrière pour descendre par le cheminement aller. Descente plus facile que la montée. Palpitants au repos. Digestion en cours.
Vérification : alors que les descentes appellent un moindre effort, toute l’équipe dit préférer les montées ! Quel psy pour expliquer cela ?
Le brouillard s’efface. Montée vers le port de la Bernera face à un magnifique coup de crayon géologique, tout en verticalité. Traversée de la « valle de los Sarrios » et descente vers le lac d’Estaens pour le longer. Pause face à une belle étendue d’eau qui semble se retirer de ses rives… Beaucoup de jeunes scouts viennent y camper. Gare aux « garrapatas » (tiques). Un trop joli nom pour un bien vilain insecte !
Descente, en roue libre, dans le bois de Sansanet. A l’ombre et c’est tant mieux.
Le Bisaurin : à refaire… dans un an, confirme Jean-Luc !
A plus sur les sentes.
– par Beñat
Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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