Traversée, sous l’eau, de la Génie Braque


sous le Soum de Moulle

Point le plus bas : 420 m (pk de Peyras), plus haut : 1528 m (soum de la Génie Braque), dénivelé montant et descendant : 1360 m, distance parcourue : 14 km
Participants (collectives TEC du CAF de Pau) :
– Marie Bénichou, Jean-Pierre Gspann, Jérome Ruis encadrés par Bernard Boutin.
– Véronique Faivre, Michel Monbeig, Véronique Pétillon encadrés par Xavier Damez.
Météo : à ne pas mettre le nez dehors et pourtant, nous y étions !
Date : 1 octobre 2020

Quand la météo s’en mêle, les sorties peuvent devenir « sous-marines » : ciel couvert en début de sortie jusqu’au beau refuge d’Aoulhet, brouillard à partir du col de Labarstan, bruine à l’approche de la Génie Braque et très rapidement pluie froide et rafales en allant aux « Tres Crouts »,  puis jusqu’au refuge d’Isarce, calme pour finir.
Un bel exercice d’adaptation aux intempéries : couvre-sac, cape de pluie, sur-pantalon imperméabilisé etc. A chacun sa méthode. A revoir pour Bernard, le rapporteur. Pas de vue, même une fois, durant toute la longue traversée de la crête qui domine le cirque de la Génie Braque.
Au moment de rejoindre le col, à deux pas du Soum de Moulle, une silhouette encapuchonnée, apparait dans le brouillard : Xavier ! Les deux groupes se rejoignent, sous les rafales et en pleine crasse, au beau milieu d’un troupeau de chevaux, tout étonné de nous voir-là ! Heureux timing qui tombe super bien.
Vu le temps, pas question de monter, pour la pause en commun, au Soum de Moulle situé a une centaine de mètres de là. Photo souvenir, au milieu des chevaux, et départ rapide, pour les uns et les autres, vers soit le refuge d’Isarce, soit celui d’Alouhet afin d’y déjeuner à l’abri. Les GPS tracent imperturbablement la voie. Magie renouvelée du numérique dans le grand blanc.
Comble de malchance, alors qu’un répit récupérateur pouvait être imaginé à la cabane d’Isarce, celle-ci est occupée par un groupe de randonneurs de l’Ecole des Troupes Aéroportées de Pau. La cabane est archi-comble. Pas sympas les paras, ils ne se pousseront pas ! Nous voilà obligés de manger debout sous un appentis à l’extérieur. Froidure !
Descente dans la forêt. Quelques glissades dans la boue. Regroupement des deux équipes aux Grottes de Bétharram. Bonne ambiance originale, pour clôturer une sortie galère, prise avec « sérénité » par tous.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Jean-Pierre Gspann et Bernard Boutin
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
Cet article, publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized, est tagué , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.