Soum de la Génie Braque et « Les Trois Croix » – Brouillard à 95% : La poisse !


Brouillard devant...

Brouillard devant…

Où : Au dessus des Grottes de Bétharram à partir du Cot de Bellocq
Quand : 20 octobre 2015
Qui : BB en solitaire

Topo : La météo annonçait beau temps et le ciel en aura voulu autrement. Départ, alors que le jour commence tout juste à se lever, depuis le Cot de Bellocq (430m), au-dessus des Grottes de Bétharram. Le brouillard est à couper au couteau. Il bruine. Difficile de trouver le point de départ en voiture. Atmosphère 110% écossaise ! (deux mois plus tard : la même sortie par beau temps : C’est ICI)

Heureusement la trace GPS de Mariano est dans la « petite boite magique ». Montée dans la gadoue par un méchant chemin empierré où à chaque instant la glissade est possible. La forêt est plongée dans le brouillard. Pas de vue. La trace doit m’amener à la cabane d’Isarce à 1290m. Je la cherche. Je ne la voie pas. Au retour pourtant, la trace du GPS m’amènera directement dessus. Je ne l’apercevrai qu’une fois à 15 mètres d’elle !

Continuation de la montée, littéralement le « nez dans le guidon ». Passage du Soum de Marti Veyras (1464m) suivi du Soum de Mâle Taule (1480m). Sans le GPS, avec carte, boussole et altimètre, cela aurait été bien compliqué, d’autant plus que le chemin et le marquage jaune sont assez « discrets ». Les nouvelles technologies ont du bon.

La trace me conduit à l’emplacement des « Trois Crouts» (Trois Croix en gascon). Retour sur histoire : « Béarnais et Bigourdans se sont longtemps battus pour la possession de la Forêt de Tres Crouts. En 1569 les protestants béarnais de la vallée d’Asson décident d’attaquer les Bigourdans de l’Estrèms de Salles auxquels ils disputaient les montagnes d’Azun et de Maumula.
Les 1500 hommes avaient le dessin de mettre à feu et à sang le village de Salles et d’enlever tout le bétail de Vergoun. Mais la bataille fût remportée par les bigourdans.
Ces conflits prenaient une telle importance qu’il fallait faire intervenir l’armée du Roi. Il était impossible à l’évêque de Tarbes d’instaurer la concorde. Au lieu dit « Tres Crots » venaient converger sur cette montagne les évêchés de Tarbes, de Lescar et d’Oloron. Aujourd’hui, il en reste 3 croix gravées sur une roche et l’inscription 1716. »

En longeant la veine rocheuses où les Trois Croix sont gravées, j’arrive au Soum de la Génie Braque. Le brouillard se lève un peu… pour se refermer presque aussitôt.

Sans vue et avec un violent vent froid, je décide de redescendre aussitôt et d’essayer de retrouver la cabane d’Isarce pour y déjeuner. Dans le brouillard, elle n’apparait nulle part. Deux biches filent devant moi. Au niveau du plateau d’Isarce, la vue se dégage. Les prairies sont vastes et permettent de beaux points de vue. Le brouillard remonte.

Je compare le GPS et ma carte. Selon des courbes de niveaux, la cabane devrait être là. Elle n’y est pas. Soudaine, elle apparait à 15m. Droit devant. La trace du GPS y conduit tout droit. Comment ai-je pu la rater en montant ?

Il est 14h et grand temps de manger ! Repos dans la cabane. Mon premier arrêt depuis 8 h du matin. Un peu galère.

La descente se fait toujours dans un brouillard plus ou moins épais. Arrivée à 16h30 au parking. Passage au Grottes de Bétharram pour revoir, avec beaucoup de plaisir, mes amis Albert et Guilain Ross.

Des sorties comme celles-là, il ne faudrait pas les multiplier.

– par Bernard Boutin

Le verdict du GPS : déplacement 5h35, sortie : 8h20, trajet : 19,2kms, dénivelé 1496m, plus haut : 1520m, plus bas : 430m, 3,4kms/heure

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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