Par-çi, par-là… – Le pic Durban : Beau belvédère sur la plaine de Nay et au-delà


Au fond, le Pic Durban

Au fond, le Pic Durban

Le printemps est la plus belle saison en montagne. Le vert prend la place du blanc. Des fleurs de toutes les couleurs apparaissent. L’air n’est ni trop chaud, ni trop froid. A profiter, avec volupté, avant que les bêtes montent à l’estive pour passer, au rouleau compresseur de leur mâchoire, toute la flore ! 

Les TOPOS de Mariano signalaient ce belvédère à atteindre depuis le plateau de Castet. Je charge la trace sur le GPS GARMIN et c’est parti.

Erreur de départ :  le tracé est enregistré avec un trait trop fin ou blanc. Je ne le vois pas sur le GPS. Je file au nord, croyant bien faire, pour me rendre compte qu’il fallait en fait partir vers le NE. Je cherchai l’accès à la crête trop à l’ouest. Résultat : 45 minutes de perdues, dans un forêt de plus en plus dense, et retour sur mes pas.  Au troisième essai, j’arrive à régler le GPS et la trace devient lisible.

La montée, franche, m’amène au col des Houssats. La vue est plongeante. Pau, Tarbes, la plaine de Nay sont directement sous mes yeux. Incroyable comme les Pyrénées peuvent s’arrêter d’un façon brutale au Nord. La démonstration est totale à cet endroit là.

Depuis le col, je longe, en direction de l’Est, pendant un long moment, la crête jusqu’au pic Durban.  Passage du pic du Mail (1665 m), du pic du Hourcq, du soum de Quiala que je dois franchir par le sud, à cause de la neige côté nord, pour finir par arriver au pic Durban (1700 m).

Vues magnifiques, grand beau temps. Au somment, deux groupes de randonneurs, « d’un certain âge », assis face au sud, semblent scotchés face à la chaine. Discussions tranquilles  : « Tu te souviens quand on est passé ici ou là… Je passerai à nouveau à …. ». La beauté des lieux, la sérénité de l’atmosphère amènent des réflexions profondes : « Moi, mes cendres, j’aimerai qu’elles soient jettées depuis le pic d’Anie »…

Je redescend par la belle coume de Bayle (combe). Beaucoup de neige au fond et pas de trace d’animaux. Il devrait pourtant y en avoir. La forêt est tout autour. Le pastoralisme a fait disparaitre la vie animale (sauvage).

Un boucle qui pourrait bien devenir un de mes classiques.

– par Bernard Boutin

Le verdict du GPS : 4h56 de marche, 6h50 de sortie, 15,7 kms de parcourus pour 1033 m de dénivelé et… un sac à dos porté à 12 k.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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